CONFERENCE ORGANISEE PAR LE MOUVEMENT DEMOCRATE A SAINT HILAIRE DE BRETHMAS

 

Le Mouvement Démocrate gardois a eu le plaisir d’organiser une soirée européenne. Quatre thémes ont été au programme : L’Europe et ses institutions d’après Gérard Rousset, la démocratie et le juge européen avec l’intervention de Christian Nannini, le fédéralisme ou le souverainisme avec Martial Delannoy et l’Europe, une réponse à la crise avec Philippe Marrot.

En attendant, une synthèse plus complète de la soirée. Voici l’intégralité de mon intervention ci-dessous. 

Théme: L’Europe, une réponse à la crise.

Mes chers amis, mon premier mot sera pour vous dire que je soutien le programme de François Bayrou pour cette nouvelle législature 2009-2014 car son programme s’engage à être attentif à la désespérance humaine, aux inégalités économiques et sociales . Notre Mouvement s’engage aussi à lutter contre un chômage de masse et nous pensons qu’il est urgent que l’Europe s’unisse pour que nous agissions ensemble pour faire front commun contre ce fléau mondial. Il faut savoir également que le M.D est le premier parti à construire un programme qui propose un plan d’action qui consiste à s’engager à répondre à la crise par une relance européenne. De nombreux experts économiques soulignent l’importance d’un plan de relance à l’échelle Européenne. Cette solution leur semble la plus efficace et la mieux adaptée à la récession actuelle.

 

Sachez le, nous ne sommes pas des déclinologues mais les prévisions présentées par l’observatoire français des conjonctures économiques tablent à minima sur une récession de 2.3% cette année. Et, il devrait y avoir une contraction de 0.2% du PIB pour 2010. Les conséquences immédiatement de cette crise économique s’élève à près de 800 000 nouveaux chômeurs pour 2009. L’UNEDIC reste légèrement plus optimiste en affichant une estimation de 639 000 nouveaux chômeurs.

 

Sachez le notre projet des démocrates européens s’engage, également à proposer un autre modèle de société. Ce modèle devra s’efforcer de placer l’Homme au centre de toutes les politiques. Il s’opposera au  modèle ultra-libéral qui cherche à détruire toutes les formes de solidarités et qui ne souhaite pas construire de modèle social européen. En conséquence, nous pensons que notre projet est incompatible avec le projet des partis des droites européennes.

 

Nous pensons aussi qu’il est nécessaire ” de  commencer par désigner une nouvelle Commission européenne capable de prendre en considération nos aspirations, pour mettre en œuvre les grands chantiers d’une Europe sociale, d’une Europe fiscale, d’une Europe protectrice des libertés individuelles qui passe notamment par une politique européenne de Défense et de Sécurité.”

 

Sachez le, nous sommes prêts dans notre famille politique à former une majorité alternative autour de notre vision de l’Europe. Nous pensons que l’Europe doit construire un projet de société qui doit concilier l’exigence sociale, l’impératif démocratique et l’urgence écologique. 

 

L’urgence sociale :

 

  • c’est protéger les plus démunis,

  • C’est construire un Modèle Social Européen fondé sur la lutte contre les inégalités avec un niveau de protection sociale et un maillage de services publics sur tout le territoire pour assurer l’égalité des Chances. 

 

L’impératif démocratique :

  • C’est rapprocher l’Europe des citoyens en construisant une Europe plus concrète, plus transparente, plus accessible.

 

 

L’urgence écologique :

  • c’est lutter contre le réchauffement climatique en limitant très fortement les émissions de CO2.

  • C’est encourager les énergies renouvelables

  • C’est aussi favoriser les économies d’énergie en développant l’efficacité économique

  • Et , c’est enfin proscrire les centrales à charbon.

 

 

Sachez le, le M.D pense que le destin de la France et de l’Europe sont aujourd’hui indissociables. L’Europe est notre seule chance pour lutter contre les crises et surmonter les défis immenses auxquels nous avons à faire face. L’Europe est notre seule chance pour défendre un modèle de société original qui place l’Homme au centre de toutes les politiques. Nous proposons un plan d’action pour que l’Europe réponde à la crise, s’oriente vers un développement durable, garantisse notre modèle social et change les fondements de la mondialisation. Et nous ne pourrons gagner ces combats que si les citoyens européens y sont associés. Nous voulons les informer de ces enjeux, construire une Europe plus transparente et plus proche de leurs préoccupations.

 

 

Notre plan d’actions pour une réponse à la crise

 Nous proposons de :

 - Mettre en oeuvre un plan de relance européen si la crise s’aggrave encore.

 Ce plan de relance doit comporter des dépenses d’avenir pour aider les PME et des mesures de solidarité envers les plus démunis et les classes moyennes touchées par le chômage. Ce plan s’orientera vers une croissance verte, grâce notamment à la mise aux normes durables des bâtiments et au développement des transports propres.

 

- Financer ce plan de relance par un emprunt européen, qui pourra atteindre selon l’évolution de la crise jusqu’à 3% du PIB. Cet emprunt européen permettra de relancer nos économies autour de projets d’avenir.

 

- Amplifier le montant des fonds sociaux européens (fonds social européen, fonds d’ajustement à la mondialisation) et en faciliter l’accès pour aider les salariés européens à faire face aux restructurations dues à la crise.

 

- Mener une politique européenne de l’emploi pour sécuriser les parcours des salariés.

 

 

 

Pour une solidarité économique européenne

 

L’Europe a besoin de renforcer la coordination de ses politiques économiques. L’euro nous a protégés pendant la crise. Mais nous ne sommes pas encore capables d’organiser une véritable politique économique. Nous n’avons pas non plus de moyens suffisants pour conduire cette politique tant que le budget européen ne s’élèvera qu’à 1% du produit intérieur brut (PIB).

 

Nous proposons de :

 

  • Créer un Conseil de la politique économique de la zone euro, qui se réunira au niveau des chefs d’État et de gouvernement, assurera le dialogue avec la Banque centrale européenne (BCE), coordonnera les politiques budgétaires et mettra en oeuvre les initiatives communes de soutien à l’économie.

 

  • Harmoniser la fiscalité de l’épargne et celle des sociétés.

 

  • Augmenter et consolider le budget européen en y affectant une taxe carbone ou une contribution prélevée sur les mouvements spéculatifs sans hausse des pressions fiscales nationales.

 

 

  • Mener une véritable politique de recherche européenne en doublant le budget européen de la recherche et en instaurant une aide pratique au dépôt des brevets.

  

  • Instaurer une politique industrielle européenne grâce à la mise en place d’un fonds stratégique d’investissement au sein de la Banque européenne d’investissement (BEI). Il financera des projets stratégiques, les nouvelles technologies de l’environnement et les PME innovantes. 

 

  • Renforcer les dispositions anti- trust européennes.

 

 

 

 

  Je viens de vous décliner certains enjeux mais il faut savoir que le PDE a un programme plus complet. D’ailleurs, je suis prêt à le communiquer dans sa version intégrale, il suffit de bien vouloir m’indiquer votre adresse courriel sur ce papier libre car il est intéressant d’appréhender également les différentes dimensions du plan d’actions.

 

Je vous propose maintenant d’ouvrir la discussion autour de cette problématique et ensuite de déguster le verre de l’amitié.

 

 

Remerciements : Je souhaite remercier le maire du village pour nous avoir prêter gracieusement sa salle communale. Je souhaite aussi remercier tous les participants à cette réunion publique qui se sont associés à mon initiative pour créer une réunion conviviale et vraiment riche en matière de contenu. J’ai le sentiment que l’on pourra prochainement recréer cette dynamique autour d’une autre problématique.

 

 

Merci pour votre attention

Philippe Marrot

Conseiller Départemental Gardois

Published in: on 4 juin 2009 at 21:37 Commentaires (0)

 

CONFERENCES SUR L’UNION EUROPEENNE DANS LE GARD

 

MERCREDI 3 JUIN

ACCUEIL 18 HEURES

COMMUNE DE ST HILAIRE DE BRETHMAS

SALLE POLYVANTE MAURICE SAUSSINE

 

INTERVENANTS

PREMIERE PARTIE

 

GERARD ROUSSET ( Maison de l’Europe de Montpellier)

Thème: Diaporama sur les institutions européennes

Discussion avec le public

 

DEUXIEME PARTIE

 

CHRISTIAN NANNINI (Magistrat)

THEME: Le juge européen

 

MARTIAL DELANNOY (Enseignant d’Economie/Gestion)

THEME: Les choix fondamentaux de la construction européenne, le fédéralisme ou le souverainisme ?

Régulation par l’état ou par le marché ?

 

PHILIPPE MARROT (Professeur des écoles)

THEME: L’Europe, une réponse à la crise

 

DISCUSSION AVEC LE PUBLIC

 

20H30 APERITIF DEMOCRATE

 

CONTACTS: Martial Delannoy ( martial.delannoy@wanadoo.fr)

Evre Favre (evre.fabre@wanadoo.fr)

 

Published in: on 30 mai 2009 at 15:41 Commentaires (0)

NATHALIE GRIESBECK MILITE POUR UNE AUTRE EUROPE

 
Chers lecteurs,
Je soutien le programme de François Bayrou pour cette nouvelle législature 2009-2014.  Son plan d’action pour une  Europe qui propose de s’engager à répondre à la crise par une relance européenne me semble la plus efficace. De plus, le projet des démocrates européens s’engage également à proposer un autre modèle de société. Ce modèle devra s’efforcer de placer l’Homme au centre de toutes les politiques. Il s’opposera au  modèle ultra-libéral qui cherche à détruire toutes les formes de solidarités et qui ne souhaite pas construire de modèle social européen.  Nous sommes prêts dans notre famille politique à former une majorité alternative autour de notre vision de l’Europe. Nous pensons que l’Europe doit construire un projet de société qui doit concilier l’exigence sociale, l’impératif démocratique et l’urgence écologique. En conséquence, je pense que notre projet est incompatible avec le projet des partis des droites européennes. Je partage aussi  l’opinion de Nathalie Griesbeck qui pense qu’il est nécessaire ” de  commencer par désigner une nouvelle Commission européenne capable de prendre en considération nos aspirations, pour mettre en œuvre les grands chantiers d’une Europe sociale, d’une Europe fiscale, d’une Europe protectrice des libertés individuelles qui passe notamment par une politique européenne de Défense et de Sécurité.”
Amitiés Démocrates
Philippe Marrot
                                                                                                                                                     
Ci-dessous  l’interview de Nathalie Griesbeck
Le Taurillon poursuit ses interviews des candidats aux élections européennes avec la rencontre de Nathalie Griesbeck, n°2 du MoDem dans pour la circonscription de l’Est dont la liste est emmenée par Jean-François Kahn. La conseillère générale de Moselle nous parle de sa vision de l’Europe et des enjeux de la campagne.
Le Taurillon : Pourquoi briguez-vous un mandat européen ?

Nathalie Griesbeck : Au cours du mandat qui s’achève, des législations extrêmement importantes ont été prises en faveur de notre indépendance énergétique, de la lutte contre le réchauffement climatique ou encore pour un encadrement strict de l’utilisation des produits chimiques. Ces exemples montrent combien l’Europe n’est plus un rêve quand environ 70 % des législations qui régissent notre quotidien sont d’essence communautaire. L’UE est devenue l’échelon décisif, celui où se joue l’avenir des 450 millions d’Européens. Je souhaite agir là où se décide l’avenir, plutôt que pavaner sous les feux des projecteurs !

Le Taurillon : Quelles sont selon vous les 3 priorités de l’Union européenne pour les 5 années à venir ?

N.G : Il faut désormais aller plus loin. La crise a montré combien la solidarité du peuple européen et la coordination de ses politiques revêtent une importance considérable. Que serions-nous actuellement sans cet Euro pourtant si contesté ? Il nous faut tout d’abord désigner une nouvelle Commission européenne capable de prendre en considération nos aspirations, pour mettre en œuvre les grands chantiers d’une Europe sociale, d’une Europe fiscale, d’une Europe protectrice des libertés individuelles qui passe notamment par une politique européenne de Défense et de Sécurité.

Le Taurillon : Le Traité de Lisbonne revient sur la reconnaissance des symboles européens, pensez-vous que cela soit une bonne chose ?

N.G : Bien sûr. Il est urgent de fédérer les Européens, de faire vivre l’identité européenne au travers des symboles dans lesquels s’incarne notre Europe. Il ne faut toutefois pas en rester là : l’identité européenne doit également s’exprimer à travers des échanges réels entre les Européens. Il faut créer du lien, faire vivre cette communauté de valeurs.

Le Taurillon : En tant que membre du Mouvement Démocrate et de l’ADLE, vous défendez l’intégration des Etats et la méthode communautaire. Le Traité de Lisbonne, s’il est adopté, donne au Parlement le droit d’initier un processus de changement des traités. Pensez-vous pouvoir en pratique l’utiliser pour renforcer le rôle du Parlement ?

N.G : Depuis 1979, Le Parlement européen est l’unique institution communautaire dont les membres soient élus directement par les citoyens de l’Union. Les députés européens ont progressivement vu leur rôle et leur fonction au sein de l’espace institutionnel européen s’accroître à mesure qu’est montée en puissance l’institution qui représente aujourd’hui plus de 450 millions de citoyens européens. Il est nécessaire de continuer dans cette voie afin de rendre l’UE encore plus démocratique et en finir avec les compromis des Chefs d’Etat qui s’entendent derrière le rideau avec la bénédiction de Barroso.

Le Taurillon : Etes-vous en faveur de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne à l’issue du processus d’adhésion ?

N.G : Nous devons renforcer les liens forts qui nous unissent avec ce pays ami. Néanmoins, la Turquie n’a pas vocation à entrer dans l’Europe politique que nous construisons. Il est nécessaire de définir de façon claire les limites géographiques de l’UE. Alors que les négociations d’adhésion ont commencé en 1973, peu de responsables politiques ont eu le courage de dire que la Turquie ne donne pas à l’heure actuelle toutes les garanties d’un Etat stable, garantissant le respect des droits de l’homme, des libertés publiques et de la démocratie. Le manque de courage politique des uns et des autres est criant : l’UMP, qui prétend aujourd’hui s’opposer à la candidature de la Turquie, a voté en faveur de l’ouverture des négociations d’adhésion en 2004.

Le PS s’est également prononcé pour ; son silence assourdissant sur cette question aujourd’hui est néanmoins révélateur ! Il est en revanche urgent de mener une réflexion sur la création de partenariats privilégiés dans le cadre de la politique de voisinage.

Le Taurillon : Nombreux sont ceux qui critiquent les va-et-vient des parlementaires entre Bruxelles et Strasbourg, l’idée de Bronislaw Geremek de construire la première Université d’Europe à Strasbourg vous paraît-elle intéressante ?

N.G : Il existe déjà une école doctorale européenne à Strasbourg, et je suis naturellement favorable à ce que l’UE dote cette université de davantage de moyens au service de nouveaux partenariats de recherche ou de technologies performantes.

J’ai beaucoup d’estime pour mon regretté ami Bronislaw Geremek. Cette université européenne est toutefois une fausse bonne idée, qui ne peut remplacer le transfert de toutes les activités du Parlement à Strasbourg, au cœur de cette terre pétrie d’histoire et hautement symbolique pour une Union européenne qui regarde vers l’avenir sans oublier ses racines. Si l’on considère que le Parlement doit ne travailler que dans un seul lieu, ce sera assurément Strasbourg.

Le Taurillon : Comment se traduira concrètement votre projet de politique plus humaniste au niveau européen ?

N.G : Il faut remettre l’homme au cœur de toute action politique. Cette vision humaniste, que nous mettons au centre de notre engagement, se traduit dans les ambitions du MoDem pour la nouvelle législature. Toutes les politiques européennes sont concernées. Nous nous battons par exemple pour remettre l’homme au cœur de la gestion des effets de la crise économique et financière, avec un grand emprunt européen et une coordination européenne ambitieuse de la gestion de la crise qui permettraient d’aider ceux qui en sont les premières victimes. Ce sont les députés européens MoDem qui ont soutenu l’idée du grand emprunt européen au sein du Parlement européen.

L’économie de nos pays ne peut pas être basée sur une économie uniquement spéculative, qui n’est pas fondée sur une création de valeur réelle, créée par l’homme. Nous souhaitons également que l’exigence sociale, et notamment l’harmonisation progressive des politiques fiscales et sociales, devienne une priorité des politiques européennes. La transparence des décisions, la participation du citoyen sont d’autres exemples de dispositifs que nous souhaitons mettre en avant, afin que l’Europe soit aussi, et surtout, l’Europe des citoyens.

Published in: on 26 mai 2009 at 11:43 Commentaires (0)

Des mesures concrètes pour vaincre la crise — par JFK, Nathalie G. et Yann W.

Chers lecteurs,
J’ai la conviction que la diffusion des idées est la clé de voute de notre Mouvement Démocrate.  La rapidité d’action et de réaction est un paramètre essentiel de la réussite, et celle-ci se mesure avant tout par notre capacité à communiquer. Je m’engage donc durant ces quelques semaines de campagnes à    diffuser les messages importants et de créer les meilleures conditions  possibles, à l’expression de nos candidats aux Européennes.  Notre performance collective dans nos différentes régions dépend aussi des performances individuelles des différentes équipes en campagne.
Bonne Lecture
Philippe Marrot
Voici le  message urgent de Jean-François KAHN, Nathalie GRIESBECK et Yann WEHRLING :

En déclinant des mesures concrètes, à court ou moyen terme, destinées à affronter la grande crise, nous n’entendons nullement livrer un programme clefs en main (certaines mesures ne pourraient, d’ailleurs, pas être cumulées), mais ouvrir des pistes destinées à illustrer la notion de réformes de transition, dans la perspective d’un « mouvement vers » une autre société plus humaine et plus juste, une société qui replacera l’homme au centre.

L’objectif n°1 est l’éradication du chômage par la création d’emplois stables et non par des mesures malthusiennes ou « assistanales ». Nous proposons donc :

• D’agir, sur le plan européen, en faveur de l’institution d’un pouvoir économique au niveau de la zone euro, de la création d’une instance de coordination des politiques de relance au niveau des 27, de l’élargissement à l’action en faveur du plein emploi de la mission de la Banque européenne et de l’élaboration d’un véritable projet de réforme du système financier international, ce qui implique le licenciement du néolibéral bushiste José Manuel Barroso.

• De lancer un grand emprunt « patriotique », à taux dégressif (partant d’un taux de base de 5 ou 6 % pour les classes moyennes, pour descendre jusqu’à un taux marginal de 2 % pour les classes supérieures), les 2000 plus grandes fortunes de France étant contraintes d’y souscrire au taux de 2 %. Cet emprunt aura vocation à s’élargir à l’ensemble européen. Son produit sera exclusivement consacré à la relance économique.

• De créer une holding publique dont la dotation pourra atteindre 200 milliards d’euros (le grand emprunt à taux dégressif y contribuerait), cette somme représentant moins que ce qui a été versé, pendant quatre années, sous forme de dividendes par les entreprises du CAC 40 et étant équivalente, à population égale, à ce qu’a mobilisé le seul premier plan Obama. Cette somme serait destinée :
(a) à favoriser, sur présentation d’un projet, et après vérification de la faisabilité du business plan, la création de PME innovantes, adaptées aux mutations de l’après crise par des prises de participations minoritaires (jusqu’à 35 % à la constitution du capital),
(b) à entrer dans le capital de sociétés saines mais dont il est nécessaire de financer le développement (pour 35 % également),
(c) à créer (et à subventionner par des commandes publiques) des entreprises nationales ou mixtes, engagées, en association avec le secteur privé, dans la réalisation de grands travaux d’infrastructures et d’équipements (dans le domaine, en particulier, des transports, de l’éducation, de la santé, du logement social ou de l’économie numérique), avec l’engagement, au bout de cinq ans, une fois la croissance revenue, de remettre 80 % de ces actifs sur le marché, de réaliser les plus values, et de consacrer la totalité des recettes à la réduction des déficits. La rénovation des palais de justice, des commissariats, des lycées, des universités et des hôpitaux et la création de 200 000 logements sociaux exclusivement dans des espaces à habitat mixte pour casser la ghettoïsation, serait prioritaire. Dans le domaine des transports collectifs, serait mis l’accent sur le développement des lignes de chemin de fer transversales rapides destinées à contourner une centralisation jacobine qui incite à passer par Paris. Seraient également développées les lignes de liaisons directes entre les principales métropoles européennes.

• Développer des partenariats entre Etats, collectivités locales, fondations ou institutions associatives et mutualistes de toutes sortes, et capital privé, pour implanter des entreprises innovantes à fortes valeurs ajoutées dans les secteurs les plus frappés par la crise.

• Créer une banque publique, ou semi-publique, chargée de consentir des prêts à taux 0 pour favoriser la création ou le développement de PME, tous les dossiers devant être examinés dans les trois mois.

• Réduction ou suppression, en revanche, des autres formes d’interventions financières étatiques non susceptibles de générer un retour sur prêt ou investissement.

• Défiscaliser, pendant trois ans, toute entreprise exclusivement engagée dans une action visant l’excellence écologique et environnementale.

• Nationaliser, fût-ce provisoirement, toute banque à qui l’Etat avancerait plus que l’équivalent de ses fonds propres.

• Réduire à 25 % - et, dans certains cas, à 15 % quand il y a création d’emplois - l’impôt sur les sociétés quand les bénéfices sont intégralement réinvestis et les remonter à 43 % quand ils sont distribués sous forme de dividendes ou abondent des formes d’enrichissements personnels. Possibilité de contraindre une société bénéficiant d’une aide directe ou indirecte (dont baisses des charges) à geler, pendant un an, toute distribution de dividendes au profit des salaires et de l’investissement.

• Supprimer toutes les niches fiscales mais, une fois cette remise à plat réalisée, possibilité, dans la plus totale transparence, de consentir des avantages fiscaux passagers à des secteurs directement touchés par la crise en cours.

• Supprimer les exonérations de charges sans contrepartie en les transformant en donnant donnant, c’est-à-dire en un système orienté vers les PME et l’artisanat du type : réduction de 40 % des charges sur trois emplois plus un, contre la création effective d’un quatrième emploi. Dans le cas de l’artisanat, pourrait être envisagée, pour toute entreprise de moins de quatre salariés, une exonération de charges pour un emploi créé. La baisse de charges, loin d’être ciblée sur des salaires représentant le Smic ou une fois et demi le Smic, serait légèrement plus forte s’appliquant à des salaires représentant une fois et demi à deux fois et demi le Smic afin d’éviter les trappes à bas salaires et à encourager des rémunérations porteuses de consommation.

• Annuler la défiscalisation des heures supplémentaires qui pénalise l’emploi et aggrave le chômage dès lors qu’allonger la durée d’un emploi existant coûte moins cher qu’en créer un nouveau.

• Revenir sur le paquet fiscal. Augmenter la progressivité de l’impôt sur les successions à partir de 6 millions d’euros, mais supprimer cette taxe jusqu’à 900 000 euros et la réduire jusqu’à 2 millions d’euros. Remonter le plafond des tranches de l’impôt sur le revenu afin d’alléger le poids fiscal qui pèse sur les classes moyennes. Augmenter la progressivité des taux qui frappent les tranches supérieures à partir de 2 millions d’euros par an. Baisser de 25 % du taux de la TVA, pendant un an, sur une liste de marchandises de produits fabriqués par des sociétés de main-d’œuvre. Nous sommes confrontés, en effet, moins à une baisse du pouvoir d’achat des salariés employés qu’à une grave crise de l’emploi.

• Réviser la loi sur le commerce afin de permettre la création d’une instance de médiation et de recours à laquelle toutes petites ou moyennes entreprises, ou sociétés artisanales, pourront s’adresser, si elles estiment qu’une centrale d’achats leur impose, en abusant d’une position dominante, des prix qui mettent à mal leur rentabilité, la décision de cette instance ne pouvant sous aucun prétexte se heurter ensuite à un refus de vente.

• Création de commissions régionales chargées d’établir si des projets d’installation de grandes surfaces portent atteinte ou pas, sur un plan local, au principe de concurrence libre et non faussée, les élus ne pourront pas représenter plus de 40 % des membres de ces commissions.

• Rétablir une autorisation administrative de licenciement dans les seuls cas de délocalisation, pour des raisons évidemment boursières, d’entreprises très sensiblement bénéficiaires. Et obligation de rembourser les aides publiques.

• Régulariser les sans-papiers occupant un emploi fixe, après forte amende imposée aux employeurs ; respect d’un regroupement familial contrôlé ; assouplissement et accélération des processus de naturalisation, mais lutte accrue contre les organisateurs et profiteurs d’immigration clandestine et, surtout, gel, pendant la période de décroissance, de l’émigration de travail. Droit de vote aux élections locales accordé aux étrangers installés depuis cinq ans dans une commune.

• Pour réprimer les plus extravagantes et parfois obscènes inégalités de rémunération, l’idéal serait de fixer une rémunération maximum, de l’ordre de 40 fois le Smic, comme cela a été suggéré en Allemagne (500 000 euros par an), de même que l’on a institué un salaire minimum. Mais, compte tenu de l’impossibilité matérielle d’imposer une telle mesure, lui préférer la proposition Obama : tendre à une réduction de la fiscalité pour 80 % des contribuables, mais forte augmentation du taux de progressivité de l’impôt direct sur le revenu au-dessus de la tranche de 2 millions d’euros par an, progressivité pouvant atteindre le taux marginal de 80 % au-delà de 5 millions d’euros. Le but ? Non pas confisquer le produit de rémunérations faramineuses, mais les empêcher et, donc, encourager l’investissement au détriment de la spéculation, de la thésaurisation et des gonflements de fortunes oligarchiques.

• Instituer une commission chargée de recenser et de désigner, d’ici fin 2009, toutes les situations de monopole ou de position dominante excessive dans tous les domaines, y compris le commerce et l’information.

• La réussite d’une entreprise étant due aux efforts de l’ensemble de ses personnels, interdire les parachutes dorés et retraites chapeaux qui placent les dirigeants de cette entreprise démesurément au-dessus du lot commun.

• Supprimer l’immoral mécanisme des stock-options qui ont tant contribué à exacerber, presque jusqu’à la provocation, les inégalités de revenus et ont encouragé à privilégier l’économie financière au détriment de l’économie réelle. Le remplacer par l’instauration d’une décote de 20 % sur les actions d’une société acquise par ses propres salariés, assortie d’un système généralisé d’intéressement aux bénéfices de l’entreprise et, en fonction des performances, permettre et favoriser l’attribution par le Conseil d’Administration, dans la plus grande transparence, de primes réservées aux cadres sous forme de distribution gratuite d’actions de la société. Mais, la valeur de ces actions, au moment de leur distribution, ne pourra pas dépasser 15 % de la rémunération annuelle des bénéficiaires.

• D’une façon générale, en matière fiscale, tendre à un impôt direct unique intégrant entre autre la CSG, et frappant toutes les formes de revenus au même taux de progressivité, y compris toutes les formes de plus-values, mais suppression de l’impôt sur la fortune qui est tout à fait irrationnel. L’élargissement de l’assiette permettra le relèvement des plafonds des tranches, donc une baisse de la pression fiscale qui pèse sur les classes moyennes et 90% des salariés. Cet impôt direct unique, dès lors que la CSG y est intégrée, sera payé par tous les citoyens sans exception, fût-ce, pour certains, de manière presque symbolique. Suppression des exonérations qui n’ont plus aucune justification économique et sociale telle celle dont bénéficiaient les journalistes.

• Renoncer au RSA (Revenu de Solidarité Active), qui favorisera surtout le travail partiel (en le faisant, en partie, financer par le contribuable) et donc contribuera à peser sur les rémunérations, mais interdire tout salaire à temps partiel inférieur à 75 % du Smic. Renoncer, également, à privilégier, en cas de baisse de charges, les seuls bas salaires - une fois et demi le Smic -, qui se sont révélés être de véritables trappes à pauvreté.

• N’ouvrir la possibilité, sur une base totalement volontaire, de ne prendre sa retraite qu’à 70 ans, qu’à partir du moment où le chômage est tombé au-dessous de 7 % de la population active.

• Accepter les règles du libre-échange sauf lorsqu’il devient un moyen avéré et avoué de faire « baisser le coût du travail », donc les salaires, ce qui, en comprimant la consommation, est l’une des causes principales de la crise que nous traversons.

• Renoncer à généraliser l’ouverture des grandes surfaces le dimanche, dont la conséquence incontournable serait l’asphyxie du commerce de proximité.

• Remonter, éventuellement, à 62 ans par exemple, l’âge qui donne droit à une retraite à condition que les deux ans supplémentaires donnent droit à points supplémentaires, mais ne pas augmenter le nombre d’annuités nécessaires (quarante) ce qui reviendrait, en fait, à porter cet âge limite à 65 ans ou plus.

• Favoriser la réimplantation de services publics de proximité afin de stopper l’exode rurale. Soutenir de façon plus incitative l’installation ou la réinstallation de jeunes agriculteurs en protégeant mieux leurs revenus des aléas du marché et des pressions monopolistiques, qu’il s’agisse de la grande distribution ou des abattoirs.

• Ne se donner pour objectif de réduire très sensiblement le nombre de fonctionnaires qu’à partir du moment où le chômage sera descendu au-dessous de 7 % et choisir la voie de l’allègement, fût-il drastique, des structures bureaucratiques, y compris gouvernementales et ministérielles, et de la fin des empilements administratifs, par suppression d’organismes inutiles, plutôt que le principe absurde de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, alors que des secteurs entiers, tels la justice, la santé ou la sécurité, manquent parfois de personnel.

• Supprimer les préfets et sous-préfets, vestiges de l’ancien régime et du système colonial, transformer les préfectures et sous-préfectures en Maisons de la proximité (pour accès aux services sociaux, fiscaux, juridiques) et en transférer les frais de fonctionnement à cette nouvelle mission. Un représentant de l’Etat siégera dans chaque Conseil régional.

• Augmenter de 3 points les baisses de charges ciblées sur les petites et moyennes entreprises qui créent des emplois si celles-ci mènent, parallèlement, une politique de valorisation des salaires.

• Réserver aux PME 40 % des commandes publiques.

• Faire profiter les chômeurs d’une baisse de 30 % des tarifs de gaz et d’électricité et d’un abattement de 30 % sur les loyers compensés par l’Etat.

• Lutter contre le travail au noir, mais créer, dans chaque canton un organisme public chargé de recenser les moyens, dûment contrôlés, permettant aux Rmistes de remplir une tâche rémunérée de complément, pendant un maximum de 10 heures par semaine.

• Plafonner les allocations familiales de telle façon qu’elles ne soient plus versées à des familles disposant de revenus de plus de 200 000 euros annuels.

• Permettre à des assurances privées de se substituer, en faveur des Français qui le souhaitent, totalement à la Sécurité Sociale en matière de couverture santé, à condition que les assurés qui s’y affilient continuent de payer, au nom de la solidarité, leurs cotisations à l’institution collective publique.

• Charger une large commission, ouverte à toutes les sensibilités, de faire, en un an, l’inventaire de toutes les associations bénéficiant de fonds publics et d’en évaluer l’existence réelle, l’utilité, l’efficacité, le rapport coût-utilité et l’incidence sur l’emploi.

• Procéder de la même façon concernant les organismes publics, dont certains étant devenus obsolètes et ne correspondant plus à aucune fonction réelle, devant être dissous.

• Arrêter la succession compulsive et parfois incohérente de réformes dans l’Education Nationale (qui troublent les personnels et désorientent les parents) et prévoir, à échéance de trois ans, une large consultation et association de tous les partenaires pour élaborer avec eux un projet de réforme global auquel on s’engagera à ne plus toucher, sauf à la marge, pendant quinze ans.

• Créer sur Internet un site regroupant toutes les déclarations concernant les questions économiques qui permettent de retrouver les analyses et les prises de position de chacun afin que ceux qui ont, par leurs conseils ou leur terrorisme idéologique, contribué à la catastrophe, ne puissent pas impunément, aujourd’hui, se refaire une vertu de conseilleurs payés et payeurs.

Ce ne sont là que quelques pistes qui se placent dans la continuité d’une réflexion programmatique collective beaucoup plus large (des centaines de propositions) que nous avons déployées, depuis 2006, et à laquelle des centaines de personnes ont collaboré.

On est parfaitement en droit de critiquer, de corriger, de rejeter, de condamner certaines de ces suggestions. (Celle, par exemple, iconoclaste qui concerne la Sécurité Sociale). Elles montrent et démontrent que cette finalité - qu’est l’avènement d’une nouvelle société humaniste – n’exclut évidemment pas les propositions précises de mesures concrètes et intermédiaires à court et à moyen terme.

On le constatera : ce n’est pas une accumulation des réformes que nous reprochons à Nicolas Sarkozy, fussent-elles parfois incohérentes, c’est finalement leur extrême minceur (certaines sont bonnes quoi que minces) et leurs très petit nombre noyé au milieu de décisions qui s’apparentent, soit à des gadgets formels, soit à des mesures de simple rigueur comptable, pas toujours condamnables au demeurant, soit, surtout, à des contre-réformes régressives qui risquent de rendre le pays allergique à l’idée même de réformes.

Jean-François Kahn – Nathalie Griesbeck – Yann Wehrling

Published in: on 24 avril 2009 at 9:27 Commentaires (3)

Réagissez à cet article

Anne Laperrouze : “rien n’empêche les députés européens de travailler au contact direct du terrain”

Anne Laperrouze logoLors de leur déplacement du 18 avril sur le marché de Périgueux, les têtes de liste Robert Rochefort et Anne Laperrouze on été suivis par le journal Sud-Ouest à cette occasion. La maire de Puylaurens, Anne Laperrouze, a expliqué que s’il « est vrai que les députés européens ne sont pas des élus de proximité comme peuvent l’être un maire, un conseiller général ou un député. Cela ne les empêche pas de travailler au contact direct du terrain. »

« Cela a été mon cas, par exemple, en tant que rapporteur pour mon groupe sur le dossier des pesticides, ou sur des sujets comme l’organisation des filières viticoles ou la question des piles et des batteries ».

Robert Rochefort a quant à lui déclaré : « Ces élections européennes ne sont pas forcément faciles car l’Europe reste souvent perçue, dans les régions de terroir, comme une contrainte et un frein. En même temps, beaucoup de sondages montrent qu’il y a de très fortes attentes vis-à-vis de l’Europe, en particulier en temps de crise comme celle que nous traversons. Nous voulons donc une Europe proche des gens, donc, qui se mette au service des régions. Nous voudrions que le groupe centriste au Parlement européen fasse la balance et que l’on soit obligé de passer par lui. D’autant que le Modem est aussi, en France, la seule alternative à l’alternance. »

 

Source: Média social

Published in: on 20 avril 2009 at 13:04 Commentaires (8)
Fermer
E-mail It
Pour créer un lien vers cet article sur votre site,
vous pouvez copier et coller le code html ci-dessous dans votre page.



Prévisualisation :
Aide : Share this fr est un plugin multi-fonction permettant de diffuser et partager cet article via les réseaux sociaux les plus courants.
Favoris : permet d'enregistrer et partager l'article sur des sites de favoris/bookmarks.

Web Social : permet de diffuser et faire découvrir l'article via les sites sociaux.
Email : permet de recommander l'article à un ami.
Citer : code html à copier coller sur vos pages pour citer cet article.
Télécharger Share this fr