LES 14 ENGAGEMENTS EUROPEENS DU MOUVEMENT DEMOCRATE

 

Nos engagements

Nos engagementsComme annoncé lors de la convention thématique à Paris le 29 mars, le Mouvement Démocrate a tenu compte de vos nombreux commentaires sur nos 12 engagements européens. Voici la nouvelle version… avec 14 engagements.

1 - L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles.

La construction de l’Europe est l’entreprise historique la plus pacifique et la plus novatrice de tous les temps. Mais souvent les peuples ont douté. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis. La crise prouve que le chacun pour soi rend impuissant. En revanche, ensemble, on peut agir. L’euro a résisté à la crise et nous a évité les catastrophiques dévaluations d’autrefois. Où en serions-nous si l’euro n’avait pas existé ?
Nous proposons que l’Union européenne s’oblige à agir de concert chaque fois que se présente une crise universelle. Les grandes politiques de lutte contre ces crises doivent être définies et appliquées ensemble et pas séparément., Les plans nationaux sont insuffisants. Par exemple, pour l’automobile, c’est l’ensemble des constructeurs européens qui doit être incité à passer à la voiture propre, ou à une défense active des sous-traitants. Si la crise s’aggrave, la zone euro.doit prendre l’initiative d’un grand emprunt européen de 3 % du PIB, destiné, en particulier, à de grands équipements et à aider les PME à préparer l’avenir.

2 - L’Europe, c’est d’abord un projet de société, des valeurs humanistes.

Ceux qui ont voulu limiter l’union de l’Europe à un marché ont trahi l’idéal européen. L’Europe ne peut pas se résumer à la défense de la concurrence en tous domaines et sur tous sujets. Pour nous, démocrates français et européens, l’exigence sociale, civique et écologique doit passer en premier.
Nous proposons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit reconnue comme le fondement des politiques de l’Union.

3- Les générations à venir doivent être défendues.

Notre patrimoine écologique, les sols, l’eau, le climat, les espèces vivantes, les paysages, les modes de vie, les savoir-faire, n’appartiennent pas seulement à notre génération, mais aux générations à venir.
Nous proposons que tous les choix politiques européens prennent en compte cette solidarité entre générations. C’est l’intégration du « soutenable » ou du « durable » dans les décisions européennes.

4- Pour défendre les entreprises européennes et l’emploi en Europe, la compétition entre l’Europe et le monde doit être rendue équitable.

Nous ne pouvons pas continuer à imposer à nos entreprises, à nos agriculteurs, des normes légitimes et justes, par exemple en matière d’environnement et accepter la concurrence sauvage de pays développés qui ne respectent pas ces normes alors qu’ils en auraient les moyens.
Nous demandons l’équité : pour les pays développés, les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons. Pour les pays les plus pauvres, nous devons les aider à appliquer progressivement ces mêmes règles.

5 - L’Europe, affaire de citoyens.

Les gouvernants de nos pays et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, dans le secret, sans que nul ne soit informé. Des choix très importants sont ainsi faits, qui nous concernent tous. Cela ne doit plus être accepté par les peuples. Pour nous, toutes les décisions qui concernent l’avenir des citoyens européens doivent être prises en pleine lumière : être informés et participer, c’est notre droit de citoyens.
Nous proposons qu’aucune décision importante ne soit prise par le Conseil européen, composé des chefs d’Etat et de gouvernement, sans un débat public préalable. Toute préparation de décision de l’Union doit être annoncée, sauf urgence, trois mois avant d’être prise, par voie de presse, de manière que les citoyens européens puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens. Nous demandons que les délibérations des gouvernements, au sein du conseil, soient publiques, télévisées ou diffusées sur internet. Nous nous engageons, si nous sommes élus, à être assidus au Parlement européen et à rendre compte, sur le terrain, de ce qui s’y passe.

6 - Aucun des progrès nécessaires de l’Europe ne pourra se faire sans volonté politique.

L’organisation à 27 est souvent paralysante, les discussions sont interminables, il n’en sort rien. Plus la crise avancera, plus le monde deviendra incertain, plus il nous faudra coopérer pour avancer.
Nous défendrons l’idée d’une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses. Pour nous, c’est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage qui doivent former cette avant-garde. Libre aux autre pays de les rejoindre pour renforcer l’ensemble.

7 - L’Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des États européens entre eux, notamment en matière fiscale.

Elle doit, au contraire, les conduire à la coopération. Depuis des années, chaque pays essaie de marquer des points contre les autres. C’est une démarche qui conduit à une impasse.
Nous refusons les politiques de dumping fiscal qui visent à délocaliser les entreprises des uns pour les installer chez les autres. Nous exigeons une démarche d’harmonisation fiscale.

8 - Le savoir et la connaissance priorités de l’Europe.

Une société avancée, à haut niveau de protection sociale, ne peut se défendre dans la mondialisation que par un haut niveau de connaissance, de maîtrise des sciences et des technologies nouvelles.
Nous proposons un doublement progressif du budget européen pour la recherche et, en liaison avec les États membres de l’Union, une aide pratique au dépôt de brevets.

9 - Pour que l’Europe agisse, par exemple dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels.

Un budget limité à 1 % de la production annuelle, c’est infiniment trop bas.
Nous proposons un budget européen dont le volume serait décidé par le Parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’union, impôt uniforme sur les entreprises, ou prélèvement sur les transactions bancaires et boursières.

10 - L’Europe, zone de sécurité.

En Europe, il n’y a pas de frontières pour les réseaux de criminels ou pour les mafias, mais policiers et juges sont eux, arrêtés par les frontières. La partie n’est pas égale et tous les trafics, y compris de drogue ou d’êtres humains, en profitent de jour en jour davantage.
Nous proposons un procureur de l’union, avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun de nos pays. Nous proposons qu’on ne reconnaisse plus, en Europe, les contrats signés avec des paradis fiscaux.

11 - La responsabilité de l’Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais.

En cette matière si sensible, qui touche à notre alimentation, à notre environnement, à notre paysage, à l’avenir de l’espèce humaine, notre approche ne peut pas être seulement de marché.
Nous défendrons une politique européenne d’agriculture de qualité qui visera à la fois la sécurité alimentaire de l’Europe, l’exigence environnementale, et le maintien d’un vrai tissu d’exploitations agricoles de taille humaine. Dans le même esprit, nous poursuivrons le travail accompli par nos élus au Parlement européen, en faveur d’une politique de la pêche qui maintienne une activité économique durable sur le littoral, tout en préservant la ressource.

12 – L’Europe, communauté de la culture et des cultures.

La création culturelle, la transmission des œuvres, la défense du pluralisme culturel, notamment face au poids toujours plus lourd des industries culturelles américaines, sont le devoir de l’union.
Le soutien à la création européenne doit être actif et efficace. Nous défendrons l’idée que l’union évalue chaque année la richesse de la création culturelle, en matière musicale, plastique, théâtrale, cinématographique, littéraire, sur son sol.

13 - Il faut prouver à tous les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit.

Pour nous, Français, la nation est un bien commun. La langue française, langue officielle de l’Europe, à égalité avec l’anglais, doit être effectivement défendue. Les cultures régionales sont un bien aussi précieux, comme le démontre la charte de protection des langues et des cultures minoritaires. L’Europe est un vivier d’identités et de cultures.
Nous défendrons l’Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.

14 - L’immigration est la partie visible du plus grand drame de l’humanité : le sous développement et la pauvreté.

Comme ils ne peuvent plus vivre chez eux, les immigrés prennent tous les risques pour passer nos frontières. Seule une politique d’ensemble, associant tous les pays européens, pourra permettre les régulations nécessaires. Mais la vraie réponse, la seule qui compte, c’est le développement.
Pour nous, il faut mettre un terme aux politiques de pillage et de corruption de cette partie du monde si souvent abandonnée. Il faut protéger les marchés de ces pays, leur permettre de produire ce qu’ils mangent et de fabriquer ce qu’ils consomment, et cesser de piller leurs matières premières.

Published in: on 6 mai 2009 at 7:40 Commentaires (7)

Les conclusions de L’Eurobaromètre

Le présent Eurobaromètre Spécial portant sur les « élections européennes de 2009 » a été réalisé entre le 6 octobre et le 6 novembre 2008 en face à face (le questionnaire est administré aux sondés par un enquêteur au domicile du répondant). Cette enquête couvre les 27 États membres de l’Union européenne.  J’attire également votre attention sur l’information qui se trouve à la fin de cette article car elle est importante pour notre campagne.

La mobilisation et les thèmes économique et sociaux : deux enjeux majeurs pour les élections européennes

 Dans un contexte économique particulièrement négatif, les Européens sont avant tout préoccupés par la situation économique et sociale de leur pays. Les élections européennes, encore très faiblement médiatisées, ne sont pas, ou du moins pas encore, un enjeu prioritaire dans l’esprit des citoyens de l’Union. L’analyse des résultats obtenus à cette enquête laisse entrevoir que pour accroître cet intérêt il est crucial d’accroître l’information des citoyens, et d’axer la campagne électorale sur les thèmes économiques et sociaux.

 Les citoyens européens sont critiques mais soutiennent majoritairement l’Union européenne -

 D’autre part, bien que critiques, les Européens soutiennent majoritairement la construction européenne et pensent que l’Union est essentielle pour se confronter aux défis mondiaux actuels que sont la crise économique et financière, le changement climatique, l’approvisionnement énergétique ou encore la lutte contre le terrorisme. Les citoyens européens attendent majoritairement des réponses européennes à ces enjeux. 

 L’Union est ainsi considérée comme un rempart à la crise et le Parlement est l’institution démocratique au sein de laquelle des décisions concrètes visant à améliorer la vie des citoyens peuvent être prises.

  Le Parlement européen : une institution peu connue et à l’image neutre mais dont le rôle est important -

 Enfin, notre analyse souligne le déficit en termes d’information dont souffre le Parlement européen. Les citoyens se disent en effet majoritairement mal informés au sujet de ces activités et de son travail au quotidien. Dans la perspective des élections européennes de juin 2009, on peut donc espérer que les travaux du Parlement européen, son rôle au sein de l’UE et ses combats futurs soient mis au centre du débat électoral. 

 Le Parlement européen possède dans ce contexte une image globalement neutre auprès des citoyens européens. Il demeure néanmoins l’institution européenne dans laquelle les Européens ont le plus confiance. Les Européens ont aussi le sentiment qu’il joue un rôle important dans la vie politique de l’Union européenne et souhaitent même que ce rôle devienne encore plus important.

Le traité de Lisbonne, qui prévoit un accroissement des pouvoirs du Parlement européen, pourrait, s’il était finalement adopté répondre aux attentes des citoyens européens. Une forte mobilisation lors des élections de juin 2009 – à l’heure actuelle peu probable - pourrait également asseoir encore davantage sa légitimité démocratique et son pouvoir au sein des institutions politiques de l’Union.

 

 INFORMATION IMPORTANTE

Je suis disposé à partir de vos  commentaires de faire remonter au directeur de campagne de la liste Sud-Ouest toutes propositions d’actions ou de manifestations qui permettraient de mettre en exergue l’intervention de l’Europe dans notre quotidien. Il me semble aussi  primordial de parler des réalisations de l’Europe dans notre région.  A titre d’exemple,  il est possible de faire comprendre que des projets de développement économique sont rendus  possibles grâce aux fonds européens. Il est important de savoir que pour la période 2007-2013, 800 millions d’euros seront alloués au Languedoc-Roussillon par l’union Européenne. Retenons que l’Europe est un accélérateur de projets. Elles placent les régions au coeur de son action. Elle consacre plus de 35% de son budjet au financement de projets locaux. De plus, elle aide aussi les habitants à mieux vivre dans nos régions et elle soutient les entreprises à être compétitives.

Chers démocrates, nous comptons sur vous pour enchanter cette campagne européenne. Notre région Sud-Ouest à besoin de vos compétences, de votre enthousiasme, de votre dynamisme, de vos convictions. Soyons confiants, soyons déterminés.

Bien cordialement

Philippe Marrot    

 

 

 

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Published in: on 19 avril 2009 at 9:16 Commentaires (0)

L’EUROPE SOCIALE

Bâtissons, ensemble un modèle social Européen

 

Dénoncer l’action de Nicolas Sarkozy ne suffit plus. J’ai le sentiment que c’est en partie grâce à ses défauts qu’il a été élu. J’ai donc la conviction que nous devons bâtir sans tarder un projet démocrate crédible. Conscient des difficultés et de l’importance de ce projet pour les générations futures, je pense qu’il serait intéressant de réfléchir à un modèle social Européen. D’ailleurs plus progresse l’intégration européenne, plus s’intensifie le débat sur ce modèle. Doit-on se tourner vers un capitalisme à visage humain semblable au « vieil état –Providence » ou faut-il refonder les mécanismes de la solidarité en les adoptant au contexte présent (retour à un chômage de masse, à une crise économique et sociale).

 

Pour lancer la réflexion et des débats sur un quelconque modèle social Européen, il me semble essentiel de s’interroger sur les modèles existants dans le monde. Je vous propose de vous présenter prochainement un article qui a été publié dans la revue française de sociologie en avril 2002. Il s’agit d’une réflexion qui a été rédigé par François-Xavier Merrien qui est professeur à la faculté des sciences sociales et politiques de Lausanne en Suisse. Cet article retrace brièvement la chronologie historique des recherches sur le thème des états-providence puis, l’auteur nous propose une analyse critique sur trois débats majeurs de la recherche de la dernière décennie : celui qui porte sur la classification des états-providence en différents modèles, celui de l’économie politique internationale des états-providence, et enfin celui concernant les politiques des états-providence.

 

Toutes les personnes susceptibles de partager un avis sur mes contributions ou qui souhaiteraient apporter d’autres éléments de réflexion autour des politiques sociales gouvernementales seront les bienvenues. L’essentiel, c’est de faire émerger des idées nouvelles et d’apporter aux lecteurs du blog un point de vue personnel, une analyse critique. Par ailleurs, mon approche théorique ne doit pas être un frein à la communication car communiquer c’est pour essentiel faire participer les gens à un processus de Changement.

 

 

Amitiés démocrates

Philippe Marrot

 

Published in: on 3 mars 2009 at 9:48 Commentaires (0)
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