CONFERENCES SUR L’UNION EUROPEENNE DANS LE GARD

 

MERCREDI 3 JUIN

ACCUEIL 18 HEURES

COMMUNE DE ST HILAIRE DE BRETHMAS

SALLE POLYVANTE MAURICE SAUSSINE

 

INTERVENANTS

PREMIERE PARTIE

 

GERARD ROUSSET ( Maison de l’Europe de Montpellier)

Thème: Diaporama sur les institutions européennes

Discussion avec le public

 

DEUXIEME PARTIE

 

CHRISTIAN NANNINI (Magistrat)

THEME: Le juge européen

 

MARTIAL DELANNOY (Enseignant d’Economie/Gestion)

THEME: Les choix fondamentaux de la construction européenne, le fédéralisme ou le souverainisme ?

Régulation par l’état ou par le marché ?

 

PHILIPPE MARROT (Professeur des écoles)

THEME: L’Europe, une réponse à la crise

 

DISCUSSION AVEC LE PUBLIC

 

20H30 APERITIF DEMOCRATE

 

CONTACTS: Martial Delannoy ( martial.delannoy@wanadoo.fr)

Evre Favre (evre.fabre@wanadoo.fr)

 

Published in: on 30 mai 2009 at 15:41 Commentaires (0)

REAGISSEZ A L’ARTICLE DE SYLVIE GOULARD

livre de Sylvie Goulard

 

        SYLVIE GOULARD REAFFIRME SA POSITION CONTRE L’ADHESION DE LA   TURQUIE

 

Lors d’un dîner à Poitiers, la question m’a de nouveau été posée : « êtes-vous favorable à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne ? » Mon interlocuteur plaidait pour une Europe ouverte. Je peux le comprendre : l’Union s’est construite sur l’abolition des frontières. Être européen, c’est croire à la possibilité de surmonter les rivalités et les préjugés. La réconciliation franco-allemande en atteste, comme le succès de l’intégration de l’Espagne ou du Portugal. Toutefois, l’Union ne peut pas s’élargir à l’infini. Ses institutions sont vulnérables, ses moyens ne sont pas inépuisables. L’absence de limites complique la naissance d’une politique étrangère européenne et trouble les citoyens.

C’est pourquoi, dès 2004, j’ai pris position contre cette adhésion dans un livre intitulé « Le Grand Turc et la République de Venise* ». Je venais de vivre, à la Commission européenne, les négociations d’adhésion avec les États d’Europe centrale et orientale. Je voyais l’incompréhension grandissante des citoyens face à une évolution de l’Union européenne que personne ne prenait la peine de leur expliquer. La désinvolture des gouvernements des anciens États membres qui demandaient aux candidats de gros efforts mais répugnaient eux-mêmes à s’adapter à l’Union élargie, m’avait choquée. Au lieu d’inventer un nouvel esprit européen à la mesure de ce formidable évènement qu’était la fin de la guerre froide, ils passaient leur temps à concevoir des « minorités de blocage ».

En 1993, à Copenhague, le Conseil européen avait bien posé la condition qu’il faudrait, dans le processus d’adhésion, vérifier « la capacité de l’UE à assimiler de nouveaux Etats tout en maintenant l’élan de l’intégration » mais le bon sens a vite été oublié. Pire, certains hommes politiques plus ou moins ouvertement souverainistes, ont prôné l’adhésion de la Turquie pour… fermer la voie à une Europe dotée d’ambitions politiques. Contresens fatal, dont les gouvernants de l’époque seront responsables devant l’Histoire.

Depuis lors, rien ne m’a convaincue de changer d’avis. Cinq ans après l’arrivée des nouveaux membres, la réforme nécessaire pour travailler convenablement à 27 n’a toujours pas abouti, le traité de Lisbonne n’est pas ratifié. La Commission européenne est affaiblie. Plusieurs référendums ont révélé le désarroi des citoyens.

Je tiens à ce que l’UE à 27 se renforce, s’affirme dans le monde, se démocratise, mène des politiques de qualité financées par un budget solide, je tiens à ce qu’elle soit soutenue par des citoyens qui s’y reconnaissent. Dans ces conditions, il est peu raisonnable de vouloir accueillir un pays dont la taille et les écarts de développement d’une région à l’autre poseraient d’énormes problèmes. La Turquie évolue, c’est vrai, mais en matière sociale ou de corruption, elle part de très loin. Certaines questions échappent à la marche du temps comme celle de savoir si nous voulons avoir des frontières communes avec l’Irak et la Syrie ou si nous acceptons l’idée que ce pays pèse plus lourd, dans l’Union de demain, que l’Allemagne elle-même.

Et la religion ? L’Union Européenne est ouverte à tous ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs ; que celles-ci soient largement d’origine chrétienne ne signifie pas que les chrétiens en ont l’exclusivité. C’est la raison pour laquelle les traités européens n’y font aucune référence. Certains veulent s’en servir pour exclure la Turquie , oubliant que des millions de citoyens européens à part entière sont musulmans, juifs ou athées. D’autres évoquent la religion pour inclure la Turquie , en considérant que cette adhésion démontrerait la compatibilité de l’islam avec les valeurs européennes. Cette preuve, c’est dans nos écoles, dans nos banlieues, dans nos tribunaux, par une application rigoureuse des principes de la République et de la Convention européenne des droits de l’homme, sans attendre l’adhésion turque, que nous devons la faire.

Nous sommes donc, vis-à-vis de ce pays, dans une situation ambigüe. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont unanimement décidé, en 2005, d’ouvrir les négociations d’adhésion. C’est une décision qui ne peut être balayée d’un revers de la main. Mais les populations européennes n’en veulent pas, surtout dans un certain nombre d’Etats membres comme l’Allemagne, l’Autriche, la France. A l’heure actuelle, les négociations sont enlisées : sur 35 « chapitres » thématiques, un seul est quasiment clos. La partie européenne a gelé tous ceux liés au « protocole d’Ankara », c’est-à-dire à l’Union douanière que les Turcs refusent d’étendre à Chypre. La France s’oppose à l’ouverture des chapitres qui préjugent l’adhésion, non sans avoir mis une sourdine aux déclarations tonitruantes de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était candidat à l’Elysée. Sur ce point central, son Union de la Méditerranée a fait long feu ; elle n’a pas offert une alternative à l’adhésion, contrairement à ce qu’il prétendait à Toulon en février 2007.

Du côté turc, les choses ne sont pas claires non plus. Le gouvernement musulman AKP vise-t-il l’adhésion en prenant au sérieux le partage de souveraineté qu’elle implique ? Ou y voit-il surtout un levier de réformes intérieures voire un moyen de se débarrasser de la laïcité* ?

En tout cas, l’adhésion est-elle mal partie. Aux responsables politiques de prendre leurs responsabilités. La chronique de demain évoquera les alternatives à une adhésion pleine et entière. A suivre…

Sylvie Goulard

* Fayard, avec un avant-propos de Robert Badinter, 

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Published in: on 27 mai 2009 at 8:59 Commentaires (0)

NATHALIE GRIESBECK MILITE POUR UNE AUTRE EUROPE

 
Chers lecteurs,
Je soutien le programme de François Bayrou pour cette nouvelle législature 2009-2014.  Son plan d’action pour une  Europe qui propose de s’engager à répondre à la crise par une relance européenne me semble la plus efficace. De plus, le projet des démocrates européens s’engage également à proposer un autre modèle de société. Ce modèle devra s’efforcer de placer l’Homme au centre de toutes les politiques. Il s’opposera au  modèle ultra-libéral qui cherche à détruire toutes les formes de solidarités et qui ne souhaite pas construire de modèle social européen.  Nous sommes prêts dans notre famille politique à former une majorité alternative autour de notre vision de l’Europe. Nous pensons que l’Europe doit construire un projet de société qui doit concilier l’exigence sociale, l’impératif démocratique et l’urgence écologique. En conséquence, je pense que notre projet est incompatible avec le projet des partis des droites européennes. Je partage aussi  l’opinion de Nathalie Griesbeck qui pense qu’il est nécessaire ” de  commencer par désigner une nouvelle Commission européenne capable de prendre en considération nos aspirations, pour mettre en œuvre les grands chantiers d’une Europe sociale, d’une Europe fiscale, d’une Europe protectrice des libertés individuelles qui passe notamment par une politique européenne de Défense et de Sécurité.”
Amitiés Démocrates
Philippe Marrot
                                                                                                                                                     
Ci-dessous  l’interview de Nathalie Griesbeck
Le Taurillon poursuit ses interviews des candidats aux élections européennes avec la rencontre de Nathalie Griesbeck, n°2 du MoDem dans pour la circonscription de l’Est dont la liste est emmenée par Jean-François Kahn. La conseillère générale de Moselle nous parle de sa vision de l’Europe et des enjeux de la campagne.
Le Taurillon : Pourquoi briguez-vous un mandat européen ?

Nathalie Griesbeck : Au cours du mandat qui s’achève, des législations extrêmement importantes ont été prises en faveur de notre indépendance énergétique, de la lutte contre le réchauffement climatique ou encore pour un encadrement strict de l’utilisation des produits chimiques. Ces exemples montrent combien l’Europe n’est plus un rêve quand environ 70 % des législations qui régissent notre quotidien sont d’essence communautaire. L’UE est devenue l’échelon décisif, celui où se joue l’avenir des 450 millions d’Européens. Je souhaite agir là où se décide l’avenir, plutôt que pavaner sous les feux des projecteurs !

Le Taurillon : Quelles sont selon vous les 3 priorités de l’Union européenne pour les 5 années à venir ?

N.G : Il faut désormais aller plus loin. La crise a montré combien la solidarité du peuple européen et la coordination de ses politiques revêtent une importance considérable. Que serions-nous actuellement sans cet Euro pourtant si contesté ? Il nous faut tout d’abord désigner une nouvelle Commission européenne capable de prendre en considération nos aspirations, pour mettre en œuvre les grands chantiers d’une Europe sociale, d’une Europe fiscale, d’une Europe protectrice des libertés individuelles qui passe notamment par une politique européenne de Défense et de Sécurité.

Le Taurillon : Le Traité de Lisbonne revient sur la reconnaissance des symboles européens, pensez-vous que cela soit une bonne chose ?

N.G : Bien sûr. Il est urgent de fédérer les Européens, de faire vivre l’identité européenne au travers des symboles dans lesquels s’incarne notre Europe. Il ne faut toutefois pas en rester là : l’identité européenne doit également s’exprimer à travers des échanges réels entre les Européens. Il faut créer du lien, faire vivre cette communauté de valeurs.

Le Taurillon : En tant que membre du Mouvement Démocrate et de l’ADLE, vous défendez l’intégration des Etats et la méthode communautaire. Le Traité de Lisbonne, s’il est adopté, donne au Parlement le droit d’initier un processus de changement des traités. Pensez-vous pouvoir en pratique l’utiliser pour renforcer le rôle du Parlement ?

N.G : Depuis 1979, Le Parlement européen est l’unique institution communautaire dont les membres soient élus directement par les citoyens de l’Union. Les députés européens ont progressivement vu leur rôle et leur fonction au sein de l’espace institutionnel européen s’accroître à mesure qu’est montée en puissance l’institution qui représente aujourd’hui plus de 450 millions de citoyens européens. Il est nécessaire de continuer dans cette voie afin de rendre l’UE encore plus démocratique et en finir avec les compromis des Chefs d’Etat qui s’entendent derrière le rideau avec la bénédiction de Barroso.

Le Taurillon : Etes-vous en faveur de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne à l’issue du processus d’adhésion ?

N.G : Nous devons renforcer les liens forts qui nous unissent avec ce pays ami. Néanmoins, la Turquie n’a pas vocation à entrer dans l’Europe politique que nous construisons. Il est nécessaire de définir de façon claire les limites géographiques de l’UE. Alors que les négociations d’adhésion ont commencé en 1973, peu de responsables politiques ont eu le courage de dire que la Turquie ne donne pas à l’heure actuelle toutes les garanties d’un Etat stable, garantissant le respect des droits de l’homme, des libertés publiques et de la démocratie. Le manque de courage politique des uns et des autres est criant : l’UMP, qui prétend aujourd’hui s’opposer à la candidature de la Turquie, a voté en faveur de l’ouverture des négociations d’adhésion en 2004.

Le PS s’est également prononcé pour ; son silence assourdissant sur cette question aujourd’hui est néanmoins révélateur ! Il est en revanche urgent de mener une réflexion sur la création de partenariats privilégiés dans le cadre de la politique de voisinage.

Le Taurillon : Nombreux sont ceux qui critiquent les va-et-vient des parlementaires entre Bruxelles et Strasbourg, l’idée de Bronislaw Geremek de construire la première Université d’Europe à Strasbourg vous paraît-elle intéressante ?

N.G : Il existe déjà une école doctorale européenne à Strasbourg, et je suis naturellement favorable à ce que l’UE dote cette université de davantage de moyens au service de nouveaux partenariats de recherche ou de technologies performantes.

J’ai beaucoup d’estime pour mon regretté ami Bronislaw Geremek. Cette université européenne est toutefois une fausse bonne idée, qui ne peut remplacer le transfert de toutes les activités du Parlement à Strasbourg, au cœur de cette terre pétrie d’histoire et hautement symbolique pour une Union européenne qui regarde vers l’avenir sans oublier ses racines. Si l’on considère que le Parlement doit ne travailler que dans un seul lieu, ce sera assurément Strasbourg.

Le Taurillon : Comment se traduira concrètement votre projet de politique plus humaniste au niveau européen ?

N.G : Il faut remettre l’homme au cœur de toute action politique. Cette vision humaniste, que nous mettons au centre de notre engagement, se traduit dans les ambitions du MoDem pour la nouvelle législature. Toutes les politiques européennes sont concernées. Nous nous battons par exemple pour remettre l’homme au cœur de la gestion des effets de la crise économique et financière, avec un grand emprunt européen et une coordination européenne ambitieuse de la gestion de la crise qui permettraient d’aider ceux qui en sont les premières victimes. Ce sont les députés européens MoDem qui ont soutenu l’idée du grand emprunt européen au sein du Parlement européen.

L’économie de nos pays ne peut pas être basée sur une économie uniquement spéculative, qui n’est pas fondée sur une création de valeur réelle, créée par l’homme. Nous souhaitons également que l’exigence sociale, et notamment l’harmonisation progressive des politiques fiscales et sociales, devienne une priorité des politiques européennes. La transparence des décisions, la participation du citoyen sont d’autres exemples de dispositifs que nous souhaitons mettre en avant, afin que l’Europe soit aussi, et surtout, l’Europe des citoyens.

Published in: on 26 mai 2009 at 11:43 Commentaires (0)

ROCHEFORT VEUT DESENCLAVER LE SUD OUEST

INTERVIEW DE ROBERT ROCHEFORT DANS LE TAURILLON

Le Taurillon : Quelles doivent être les priorités du budget communautaire pour les 5 prochaines années ?

Robert Rochefort : Selon moi, l’Europe doit soutenir financièrement la recherche et l’innovation, cela est essentiel pour accroître la compétitivité européenne, et donc l’emploi.

Il me paraît également important de financer de grandes infrastructures. D’une part en période de crise, une politique de grands travaux favoriserait la relance économique. D’autre part, ces infrastructures européennes permettraient de renforcer les liens interrégionaux au niveau européen, comme cela serait le cas d’une ligne TGV entre la France et l’Espagne dans le Sud Ouest de la France. Le désenclavement des régions et des territoires du Sud Ouest est une priorité absolue, et il y a trois axes à privilégier : la descente en Aquitaine, l’axe méditerranéen de Montpellier à Perpignan, et la transversale Bordeaux-Montpellier. Les deux premiers sont à penser en collaboration avec les autorités espagnoles.

Ensuite, une part conséquente du budget doit bien sûr rester consacrée à la Politique Agricole Commune et à la politique de cohésion territoriale. Selon moi, l’Europe doit soutenir une agriculture de qualité.En outre, une part conséquente du budget doit également être consacrée à la lutte contre le changement climatique. Enfin, l’Europe doit financer une ambitieuse politique sociale, notamment en matière d’emploi, de santé publique, de formation et d’éducation, de retraite, de chômage. Nous devons avoir un alignement par le haut dans les différents pays de l’Union, et non un alignement par le bas.

Par ailleurs, je tiens à souligner le fait que les moyens financiers dont dispose l’UE sont bien trop faibles. Il faut accroître son budget, ce que nous proposons de faire par la mise en place d’une « taxe tobin » sur les transactions financières spéculatives, par exemple. Nous soutenons également la mise en place d’une « taxe carbone » à nos frontières.

Le Taurillon : Êtes-vous favorable la création d’un gouvernement économique européen qui remplacerait l’actuel Eurogroupe ?

R.R : La concertation des 27 Etats membres en matière de politique économique est d’une absolue nécessité. Nous le ressentons bien aujourd’hui, avec la crise que nous subissons. Une coopération étroite en la matière est cruciale, et je suis entièrement favorable à la création d’un gouvernement économique européen. En outre, les 16 pays de l’Eurozone doivent avoir un rôle moteur en matière économique. Néanmoins, je souhaite que, en parallèle, l’Europe s’intéresse à l’économie autrement, de façon plus humaniste, c’est-à-dire en considérant les hommes et les femmes comme les principaux créateurs de la richesse.

Le Taurillon : Quelles sont d’après vous les priorités européennes en matière énergétique ?

R.R : La crise récente que nous avons connue entre la Russie et l’Ukraine démontre la nécessité de mettre en place des politiques garantissant la sécurité énergétique de l’Europe. Nord Stream, le pipeline qui relie la Russie à L’Europe en passant par la mer Baltique, constitue une importante avancée, mais il faut aller plus loin. Nous devons à la fois développer la solidarité énergétique au sein des Etats membres, diversifier les sources d’approvisionnement et diversifier les énergies que nous consommons. Dans cette perspective, le développement de la production d’énergies renouvelables en Europe parait crucial.

Au-delà de l’avantage qu’il présente en terme de sécurité énergétique, le développement des énergies renouvelables permet évidemment de protéger notre planète. J’espère que nous parviendrons à appliquer l’objectif de 20% d’énergies propres dans notre consommation totale d’ici 10 ans que nous nous sommes fixé, et que nous ferons tout pour aller plus loin encore, d’autant plus que ce secteur permettra de créer de nombreux emplois. Néanmoins, c’est notre mode de développement et notre mode de vie qu’il faudrait remettre en question afin de véritablement enrayer le changement climatique.

En outre, l’Europe a un important rôle à jouer en matière de protection des consommateurs vis-à-vis des grands opérateurs énergétiques et de leur politique de prix. La règle du marché doit s’appliquer, ce que je ne remets pas en cause, mais l’énergie n’est pas un produit comme un autre, en particulier dans les pays européens marqués par un climat très rude en hiver, dont la population la plus démunie serait mise en danger si les prix de l’énergie grimpaient de façon inconsidérée. Par conséquent, il me parait important que la politique énergétique de l’Union européenne prenne en compte la nécessité de protéger les consommateurs de prix beaucoup trop élevés. Enfin, un débat des citoyens sur le nucléaire est essentiel.

Le Taurillon : Le Traité de Lisbonne a été ratifié par la quasi totalité des pays de l’Union. Son application est conditionnée par le résultat du second referendum en Irlande. Cette impasse montre les limites du processus actuel de modification et de ratification des traités, où un Etat, quelque soit sa taille, peut faire échec à la volonté générale européenne. Quelles sont vos propositions pour résoudre ce problème ?

R.R : Le résultat d’un récent sondage encourage mon optimisme quant à la ratification par l’Irlande du Traité de Lisbonne. De mon point de vue, le premier échec irlandais montre surtout le manque d’espace public européen, et la réduction des questions européennes aux enjeux nationaux. Il est impératif de créer des ponts entre les institutions européennes et le peuple européen, afin que celui-ci s’exprime véritablement sur les questions posées, et ne détourne plus les référendums européens en question de confiance à leur autorité nationale. Mais bien étudié, le Traité de Lisbonne est très insuffisant, et il faudra aller plus loin.

Le Taurillon : Que pensez‐vous de l’instauration d’un service civique européen pour promouvoir la citoyenneté européenne auprès des jeunes ?

R.R : Nous y sommes totalement favorables, à condition que les jeunes soient rémunérés pour le travail qu’ils seraient amenés à faire pour la communauté. Nous souhaitons également rendre Erasmus généralisé pour tous les étudiants, et créer un Erasmus pour les apprentis. Il est indispensable de renforcer l’identité européenne, et nous soutiendrons toutes les initiatives qui iront dans ce sens.

Le Taurillon : Quelles sont selon les vous les priorités en matière de politique européenne de défense ? L’Union européenne doit-elle, par exemple, se doter d’une structure propre de défense ?

R.R : L’Union européenne doit se doter d’une défense européenne. Celle-ci reste à construire. Elle est essentielle si l’ont veut que l’UE soit demain dans la mondialisation, un partenaire doté de tous les pouvoirs nécessaires. Il est d’ailleurs regrettable que la réintégration au commandement intégré de l’OTAN ne soit pas fait en obtenant la contre partie des engagements en matière d’avancées vers une politique européenne de la défense.

Au delà de la création d’une force armée commune, je souhaite la mise en place d’une diplomatie européenne, permettant à l’Europe de parler d’une seule voix sur la scène internationale. De cela dépend en partie l’avancée du processus de paix au Proche Orient, et son maintien sur le long terme.

Published in: on 25 mai 2009 at 8:42 Commentaires (2)

La huitième convention thématique du Mouvement Démocrate intitulée “le modèle européen”,

 

par Mouvement Démocrate
Lundi 18 mai 2009
François Bayrou dans une Convention sur l'EuropeFrançois Bayrou a affirmé dimanche 17 mai que “l’Europe, ça n’est pas Bruxelles, c’est nous, les citoyens français”, alors qu’il était interrogé par la presse. Cette rencontre avait lieu à Montpellier à l’occasion de la huitième et dernière convention thématique du Mouvement Démocrate avant le scrutin du 7 juin, intitulée “le modèle européen”, organisée par Marielle de Sarnez. 

“Nous avons l’intention de parler des problèmes des Français, et pas seulement, théoriquement, de questions de politique soi-disant européenne, qui oublieraient la France. Il est temps que l’Europe échappe aux spécialistes pour devenir une affaire de citoyens.”

 

“Quand il y a une décision européenne, elle est prise en partie au Parlement européen et en partie par les gouvernements. Prétendre qu’on va discuter du destin de l’Europe sans réfléchir à ce qui se passe en France, c’est une escroquerie absolument incroyable. Les gens qui souffrent, ils ne vont pas se laisser distraire de leurs difficultés, simplement parce qu’un certain nombre de gens qui vivent dans le chaudron européen n’ont pas envie que les citoyens s’en mêlent”, a-t-il ajouté.

 A propos des récentes déclarations de Daniel Cohn Bendit, il estime qu’il “joue directement dans le jeu de Sarkozy en disant que le scrutin européen ne concerne absolument pas le pouvoir actuel. Il est même allé en Italie demander aux Verts de s’allier avec Berlusconi! c’est dire à quel point de dérive on se trouve !”

François Bayrou a affirmé que “si le PS a renoncé à s’opposer, nous pas. La plus étonnante attaque est venue du principal parti, ou réputé tel, d’opposition en France. Maintenant, le mot opposition, ils considèrent que c’est un gros mot”, a-t-il lancé sous les applaudissements des plus de 400 militants présents. “Nous considérons, non pas qu’il y a un droit d’opposition, mais qu’il y a un devoir d’opposition quand l’essentiel est en jeu. Et s’ils n’en veulent plus, nous en tout cas nous allons l’assumer”.

 Au sujet du futur programme pour les européennes : “ce programme, nous allons l’envoyer, dès les premiers jours de cette semaine, à tous les adhérents de notre formation, en leur demandant de le transmettre à tous leurs proches. Les premiers destinataires, ce seront les responsables des autres formations politiques, à savoir Xavier Bertrand, Martine Aubry, Daniel Cohn-Bendit, en leur proposant de bien vouloir le transmettre à leur tour à leurs adhérents. Nous nous engageons à faire la même chose en retour, le jour peut-être lointain où ils nous transmettront leur programme pour que nos adhérents voient la différence entre le vide et le plein”.

Published in: on 18 mai 2009 at 17:27 Commentaires (0)

REVUE DU WEB N°2

 

A découvrir demain dans Midi libre:  Le sondage exclusif

          sur les européennes pour la région Sud Ouest

                            (Lu dans la presse régionale  du samedi 16 mai)

 

Convention Thématique Europe du 13 mai 2009  : une véritable compilation des interventions

http://www.dailymotion.com/relevance/search/convention+th%C3%A9matique+13+Mai+2009?

 

François Bayrou dans la Dordogne Libre : “les institutions européennes sont
très complexes et jamais expliquées”
http://europe.lesdemocrates.fr/francois-bayrou-dans-la-dordogne-libre-les-institutions-europeennes-sont-tres-complexes-et-jamais-expliquees/
François Bayrou a été interrogé par la Dordogne Libre jeudi 14 mai à
l’occasion de son déplacement à Perigueux avec Robert Rochefort et Anne
Laperrouze. Il déclare notamment :  “on pourrait intéresser les gens en
obligeant que les propositions soient annoncées au moins trois mois avant
d’être présentées aux citoyens par voie de presse et en filmant les débats
pour éviter que les gouvernements qui ont voté oui disent ensuite « ce n’est
pas nous, c’est la commission ».”

 

A très bientôt

Philippe Marrot

Published in: on 16 mai 2009 at 15:42 Commentaires (0)

Services publics: un vrai défi pour l’Europe

 

Il semblerait que le Mouvement démocrate se propose de recomposer le système social non plus autour de l’état ou de l’argent, mais plutôt autour de l’homme dans toutes ses dimensions réconciliées: individuelles et collectives , matérielles et spirituelles. Ce qui visiblement impliquerait que l’état, l’argent, la bureaucratie et le profit redeviennent des moyens et cessent d’être des finalités.

Ce nouveau système de valeurs représente une nouvelle alternative au plan national et peut constituer une valeur commune pour l’Europe et son modèle social européen.  Cet idéal-type ne peut se concevoir que si le Modèle Européen garantit le droit de chaque habitant d’accéder à des biens ou services fondamentaux (droit à l’éducation, à la santé, à la sécurité, aux transports propres, aux communications, etc).

De plus, je crois qu’il faut également être capable de construire les solidarités nécessaires pour assurer la cohésion économique, sociale, promouvoir l’intérêt général des européens.

Et enfin, il me semble primordial de prendre en compte le long terme et les intérêts des générations futures, en créant les conditions d’un développement durable à la fois économique, social, et environnemental.

En conséquence, il me semble nécessaire que le modèle social européen devienne un ensemble structuré qui prend en compte les différentes dimensions économiques, sociales, et culturelles. Au coeur de ce nouveau système, les services publics ou leur équivalent  devront jouer un rôle de cohésion sociale. En attendant que le projet européen se tourne vers un modèle plus structurant du processus de mondialisation,  je considère qu’il faut tenter de préserver nos services publics à la française.

Pour ma part, je pense que nous devons agir en proposant  un vrai  soutien  aux services publics. Mon engagement personnel m’a incité à soutenir l’action de Michel Vauzelle. J’ai donc signé la pétition qui circule sur le net. Celles et ceux qui souhaitent consulter ou signer la pétition (confer lien ci-dessous).

 

 A l’initiative de Michel Vauzelle

www.referendum-servicespublics.fr

 

Ecrit par Philippe Marrot

Published in: on at 9:02 Commentaires (1)

REVUE DU WEB HORS-SERIE: LOI HADOPI

REAGISSEZ  A  LA REVUE DU WEB HORS-SERIE “LOI HADOPI”

DOSSIER DU WEB “COMPRENDRE LA LOI HADOPI ET SES PROBLEMATIQUES”

Hadopi et le droit européen

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2009/05/09/hadopi-et-le-droit-europeen.html

 

Comment les pirates comptent échapper à la loi Création et Internet

http://www.01net.com/editorial/501954/comment-les-pirates-comptent-echapper-a-la-loi-creation-et-internet/?utm_source=G&utm_medium=S&utm_campaign=hadopi

 

Le Parlement européen confirme que la décision de couper l’accès à internet ne pouvait être une décision administrative(INTERVENTION DE ANNE LAPERROUZE)

http://europe.lesdemocrates.fr/le-parlement-europeen-confirme-que-la-decision-de-couper-lacces-a-internet-ne-pouvait-etre-une-decision-administrative/

 

Les mouchards HADOPI payants. Tant mieux !

http://www.keeg.fr/2009/05/09/les-mouchards-hadopi-payants-tant-mieux/

 

Hadopi…les reserves d’un élu UMP

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/hadopi-les-reserves-d-un-elu-ump-55727

Liberté d’expression et licenciement

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2009/05/08/liberte-d-expression-et-licenciement2.html

 

Etre anti-Hadopi lui coûte son poste à TF1

 http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/05/07/etre-anti-hadopi-lui-coute-son-poste-a-tf1_1189867_651865.html

 

 Hadopi : polémique après le licenciement SUR TFI

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/medias__pouvoirs/20090507.OBS6121/hadopi__polemique_apres_le_licenciement_dun_cadre_de_tf.html

 

François Bayrou estime la loi Hadopi “risquée et inadaptée”

http://europe.lesdemocrates.fr/francois-bayrou-estime-la-loi-hadopi-risquee-et-inadaptee/

 

 

Articles Selectionnés par Philippe Marrot

Published in: on 9 mai 2009 at 8:03 Commentaires (2)

LES 14 ENGAGEMENTS EUROPEENS DU MOUVEMENT DEMOCRATE

 

Nos engagements

Nos engagementsComme annoncé lors de la convention thématique à Paris le 29 mars, le Mouvement Démocrate a tenu compte de vos nombreux commentaires sur nos 12 engagements européens. Voici la nouvelle version… avec 14 engagements.

1 - L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles.

La construction de l’Europe est l’entreprise historique la plus pacifique et la plus novatrice de tous les temps. Mais souvent les peuples ont douté. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis. La crise prouve que le chacun pour soi rend impuissant. En revanche, ensemble, on peut agir. L’euro a résisté à la crise et nous a évité les catastrophiques dévaluations d’autrefois. Où en serions-nous si l’euro n’avait pas existé ?
Nous proposons que l’Union européenne s’oblige à agir de concert chaque fois que se présente une crise universelle. Les grandes politiques de lutte contre ces crises doivent être définies et appliquées ensemble et pas séparément., Les plans nationaux sont insuffisants. Par exemple, pour l’automobile, c’est l’ensemble des constructeurs européens qui doit être incité à passer à la voiture propre, ou à une défense active des sous-traitants. Si la crise s’aggrave, la zone euro.doit prendre l’initiative d’un grand emprunt européen de 3 % du PIB, destiné, en particulier, à de grands équipements et à aider les PME à préparer l’avenir.

2 - L’Europe, c’est d’abord un projet de société, des valeurs humanistes.

Ceux qui ont voulu limiter l’union de l’Europe à un marché ont trahi l’idéal européen. L’Europe ne peut pas se résumer à la défense de la concurrence en tous domaines et sur tous sujets. Pour nous, démocrates français et européens, l’exigence sociale, civique et écologique doit passer en premier.
Nous proposons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit reconnue comme le fondement des politiques de l’Union.

3- Les générations à venir doivent être défendues.

Notre patrimoine écologique, les sols, l’eau, le climat, les espèces vivantes, les paysages, les modes de vie, les savoir-faire, n’appartiennent pas seulement à notre génération, mais aux générations à venir.
Nous proposons que tous les choix politiques européens prennent en compte cette solidarité entre générations. C’est l’intégration du « soutenable » ou du « durable » dans les décisions européennes.

4- Pour défendre les entreprises européennes et l’emploi en Europe, la compétition entre l’Europe et le monde doit être rendue équitable.

Nous ne pouvons pas continuer à imposer à nos entreprises, à nos agriculteurs, des normes légitimes et justes, par exemple en matière d’environnement et accepter la concurrence sauvage de pays développés qui ne respectent pas ces normes alors qu’ils en auraient les moyens.
Nous demandons l’équité : pour les pays développés, les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons. Pour les pays les plus pauvres, nous devons les aider à appliquer progressivement ces mêmes règles.

5 - L’Europe, affaire de citoyens.

Les gouvernants de nos pays et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, dans le secret, sans que nul ne soit informé. Des choix très importants sont ainsi faits, qui nous concernent tous. Cela ne doit plus être accepté par les peuples. Pour nous, toutes les décisions qui concernent l’avenir des citoyens européens doivent être prises en pleine lumière : être informés et participer, c’est notre droit de citoyens.
Nous proposons qu’aucune décision importante ne soit prise par le Conseil européen, composé des chefs d’Etat et de gouvernement, sans un débat public préalable. Toute préparation de décision de l’Union doit être annoncée, sauf urgence, trois mois avant d’être prise, par voie de presse, de manière que les citoyens européens puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens. Nous demandons que les délibérations des gouvernements, au sein du conseil, soient publiques, télévisées ou diffusées sur internet. Nous nous engageons, si nous sommes élus, à être assidus au Parlement européen et à rendre compte, sur le terrain, de ce qui s’y passe.

6 - Aucun des progrès nécessaires de l’Europe ne pourra se faire sans volonté politique.

L’organisation à 27 est souvent paralysante, les discussions sont interminables, il n’en sort rien. Plus la crise avancera, plus le monde deviendra incertain, plus il nous faudra coopérer pour avancer.
Nous défendrons l’idée d’une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses. Pour nous, c’est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage qui doivent former cette avant-garde. Libre aux autre pays de les rejoindre pour renforcer l’ensemble.

7 - L’Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des États européens entre eux, notamment en matière fiscale.

Elle doit, au contraire, les conduire à la coopération. Depuis des années, chaque pays essaie de marquer des points contre les autres. C’est une démarche qui conduit à une impasse.
Nous refusons les politiques de dumping fiscal qui visent à délocaliser les entreprises des uns pour les installer chez les autres. Nous exigeons une démarche d’harmonisation fiscale.

8 - Le savoir et la connaissance priorités de l’Europe.

Une société avancée, à haut niveau de protection sociale, ne peut se défendre dans la mondialisation que par un haut niveau de connaissance, de maîtrise des sciences et des technologies nouvelles.
Nous proposons un doublement progressif du budget européen pour la recherche et, en liaison avec les États membres de l’Union, une aide pratique au dépôt de brevets.

9 - Pour que l’Europe agisse, par exemple dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels.

Un budget limité à 1 % de la production annuelle, c’est infiniment trop bas.
Nous proposons un budget européen dont le volume serait décidé par le Parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’union, impôt uniforme sur les entreprises, ou prélèvement sur les transactions bancaires et boursières.

10 - L’Europe, zone de sécurité.

En Europe, il n’y a pas de frontières pour les réseaux de criminels ou pour les mafias, mais policiers et juges sont eux, arrêtés par les frontières. La partie n’est pas égale et tous les trafics, y compris de drogue ou d’êtres humains, en profitent de jour en jour davantage.
Nous proposons un procureur de l’union, avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun de nos pays. Nous proposons qu’on ne reconnaisse plus, en Europe, les contrats signés avec des paradis fiscaux.

11 - La responsabilité de l’Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais.

En cette matière si sensible, qui touche à notre alimentation, à notre environnement, à notre paysage, à l’avenir de l’espèce humaine, notre approche ne peut pas être seulement de marché.
Nous défendrons une politique européenne d’agriculture de qualité qui visera à la fois la sécurité alimentaire de l’Europe, l’exigence environnementale, et le maintien d’un vrai tissu d’exploitations agricoles de taille humaine. Dans le même esprit, nous poursuivrons le travail accompli par nos élus au Parlement européen, en faveur d’une politique de la pêche qui maintienne une activité économique durable sur le littoral, tout en préservant la ressource.

12 – L’Europe, communauté de la culture et des cultures.

La création culturelle, la transmission des œuvres, la défense du pluralisme culturel, notamment face au poids toujours plus lourd des industries culturelles américaines, sont le devoir de l’union.
Le soutien à la création européenne doit être actif et efficace. Nous défendrons l’idée que l’union évalue chaque année la richesse de la création culturelle, en matière musicale, plastique, théâtrale, cinématographique, littéraire, sur son sol.

13 - Il faut prouver à tous les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit.

Pour nous, Français, la nation est un bien commun. La langue française, langue officielle de l’Europe, à égalité avec l’anglais, doit être effectivement défendue. Les cultures régionales sont un bien aussi précieux, comme le démontre la charte de protection des langues et des cultures minoritaires. L’Europe est un vivier d’identités et de cultures.
Nous défendrons l’Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.

14 - L’immigration est la partie visible du plus grand drame de l’humanité : le sous développement et la pauvreté.

Comme ils ne peuvent plus vivre chez eux, les immigrés prennent tous les risques pour passer nos frontières. Seule une politique d’ensemble, associant tous les pays européens, pourra permettre les régulations nécessaires. Mais la vraie réponse, la seule qui compte, c’est le développement.
Pour nous, il faut mettre un terme aux politiques de pillage et de corruption de cette partie du monde si souvent abandonnée. Il faut protéger les marchés de ces pays, leur permettre de produire ce qu’ils mangent et de fabriquer ce qu’ils consomment, et cesser de piller leurs matières premières.

Published in: on 6 mai 2009 at 7:40 Commentaires (7)

La présidence tchèque à la mi-temps

Chers lecteurs,

Je ne résiste pas à la publication du bilan d’étape de la présidence tchèque.

Bonne lecture

Philippe Marrot

 

La présidence tchèque entame la deuxième partie de sa présidence, il est donc opportun de faire le point sur la première mi-temps. Cette présidence est marquée par des résultats concrets qui méritent d’être rappelés.

Le déroulement réel des événements a montré que la présidence avait judicieusement choisi ses trois grandes priorités, « l’Économie », « l’Énergie » et « l’Europe et le monde ». Les douze points ci-dessous résument ses plus grandes réussites dans ces « trois E ».

L’Énergie

1. La République tchèque, gestionnaire de crise. Dès le début de la présidence, la République tchèque a contribué dans une large mesure à la résolution de la crise gazière hors du commun qui s’était déclarée. En l’espace de 17 jours seulement, la Russie et l’Ukraine ont pu, sous la conduite de la République tchèque, être réunies autour d’une table de négociation et être guidées vers la résolution de leur conflit bilatéral. La performance de la présidence tchèque lors de la crise du gaz a été reconnue par ses partenaires au sein de l’UE, y compris par ses plus grands critiques.

2. Sur la voie de la libéralisation… La présidence tchèque a mené à bien les négociations concernant le paquet législatif qui libéralise encore davantage le marché européen de l’énergie, élimine les barrières existant sur ce marché et peut se traduire pour les consommateurs par une baisse du prix des énergies. La présidence tchèque a également fait avancer de façon significative le débat sur le tarif unique pour le transport de l’énergie électrique, de manière à ce que des conditions équitable et transparentes soient assurées pour les gestionnaires des réseaux de transport.

3. …et d’une plus grande sécurité. La présidence tchèque s’est également investie dans la création d’un mécanisme de crise et la révision de la stratégie énergétique afin d’assurer à l’UE une plus grande sécurité énergétique. Dans le cadre d’un paquet de cinq milliards d’euros faisant partie du plan européen de relance économique, la présidence a permis l’atteinte d’un accord entre les États-membres sur les projets de connexions gazières et de réservoirs dans les pays d’Europe centrale et orientale. Elle a co-organisé une conférence fructueuse sur les infrastructures gazières en Ukraine, grâce à laquelle jusqu’à cinq milliards d’euros pourraient être alloués à la modernisation des gazoducs locaux qui distribuent cette matière première clé vers nombre de pays de l’UE.

L’Économie

4. Non au protectionnisme, ensemble pour une Europe sans barrières. Le sommet extraordinaire que la présidence tchèque a réuni le 1er mars dernier a confirmé la volonté de l’Europe d’affronter la crise économique de façon unie. Les leaders européens se sont engagés sous la direction de la République tchèque à faire en sorte que les mesures adoptées par les États ne le soient pas au détriment des autres. Les principaux outils de la stratégie anti-crise européenne seront, comme c’est déjà le cas à présent, un environnement non discriminatoire sur le marché intérieur de l’UE et la responsabilité et la solidarité des États membres. L’aide à l’industrie automobile, et notamment la prime à la casse, ainsi que les mesures d’assainissement pour le secteur bancaire seront coordonnées, la surveillance du respect des règles du jeu étant à la charge de la Commission européenne. Le sommet a par ailleurs confirmé l’importance de la coopération internationale (OMC, G20).

Prague a également accueilli la conférence « 5 ans après » faisant le bilan de l’élargissement de l’UE et au cours de laquelle les plus grands experts ont analysé l’étude élaborée par la Commission européenne à l’initiative de la présidence tchèque. Cette étude a montré que l’élargissement a eu un effet positif sur l’ensemble de l’UE, ce qui devrait inciter positivement l’Union à ne pas ralentir sur ce point.

5. Le Conseil européen ou « Cinq sur cinq ». Le Conseil européen de printemps a été court et efficace, ceci en particulier grâce aux préparatifs qui l’ont précédé et aux négociations intenses menées sous la direction tchèque. Les leaders de l’UE ont en effet approuvé cinq des cinq propositions soumises. Il s’agissait plus particulièrement des projets suivants :

  • cinq milliards d’euros destinés au développement des infrastructures et à la sécurité énergétique (notamment 200 millions pour le projet Nabucco),
  • l’accroissement à 50 milliards d’euros de la garantie pour l’aide aux pays confrontés à des problèmes de trésorerie,
  • la proposition d’un prêt volontaire de 75 milliards d’euros au Fonds de crédit du Fonds monétaire international,
  • l’approbation d’une position européenne unique en vue des négociations du G20,
  • la validation de l’initiative « Partenariat oriental ».

6. Oui au bon sens et à la modération fiscale. Sous la conduite de la présidence tchèque, les personnalités politiques européennes se sont engagées, dans le cadre du plan européen de relance dans lequel un budget de 400 milliards d’euros sera investi en 2009-2010, à respecter les règles du marché intérieur et à revenir au plus vite, dès la fin de la stimulation de la demande initiée du fait de la crise, à l’application des règles du Pacte de stabilité et de croissance.

7. Le taux réduit de TVA ou « Un accord abouti après plusieurs années ». Le Conseil des ministres chargés des Finances de lUE qui s’est réuni le 10 mars 2009 est parvenu à un accord sur un projet discuté depuis déjà de nombre d’années au niveau de l’UE. Cet accord prévoit la création d’une liste concise de services essentiellement locaux à forte intensité de main-d’œuvre auxquels tous les États membres devraient pouvoir appliquer de façon durable un taux réduit de TVA. Cette mesure est censée aider l’économie européenne dans la situation difficile dans laquelle elle se trouve aujourd’hui et, surtout, avoir un effet positif sur l’emploi.

8. Stop aux clichés. Nous avons réussi à convaincre l’UE et le monde que l’Europe centrale et orientale n’est pas une région économiquement homogène et qu’il convient de faire des distinctions entre les différents pays la composant. L’aide à ces pays devrait donc être ciblée et basée sur des indicateurs réels.

9. Nous savons trouver des terrains d’entente avec le Parlement. La présidence tchèque a déjà mené à terme avec le Parlement européen et les États-membres les négociations de nombre de propositions législatives fondamentales ayant un impact direct sur la vie des citoyens de l’UE. Figurent parmi elles :

  • le troisième paquet « énergie », qui définit les règles régissant le fonctionnement du marché des énergies, établit des conditions plus claires pour les investissements dans le secteur énergétique et l’interconnexion des réseaux et améliore la position des consommateurs ;
  • le « paquet Transport aérien », qui supprime les barrières existant dans le transport aérien au sein de l’UE, réduit les trajets et les temps de vol, diminue la consommation de carburant et les émissions de CO2, élimine l’une des raisons des retards des vols et doit créer les conditions pour la réduction du prix des billets d’avion ;
  • Le « paquet routier », qui rend plus simple l’accès au marché du transport routier (transport des personnes et des marchandises), élimine la charge administrative affectant les transporteurs ainsi que les barrières injustifiées à l’entrée sur le marché international ;
  • le « paquet Coordination de la protection sociale », qui facilite la mobilité des citoyens au sein de l’UE, rend plus rapide le traitement des demandes soumises par les personnes vivant à l’étranger, supprime un certain nombre de barrières et modernise l’échange d’informations entre les administrations des vingt-sept États-membres ;
  • les « écolabel, écodesign et EMAS », qui permettront d’élargir encore davantage la gamme de produits et de services favorisant l’efficacité énergétique et plus respectueux de l’environnement, tout en éliminant la charge administrative actuelle et en facilitant le commerce au sein de l’UE ;
  • la directive « GSM », qui supprime la législation inutile et permet le développement des technologies de l’information et de la communication les plus modernes ;
  • la directive « Solvabilité II », qui remplace les textes législatifs adoptés il y a trois décennies et modifie de façon radicale la physionomie du secteur des assurances. Négociée pendant plusieurs années, elle introduit en particulier des exigences plus strictes pour les assurances en termes d’adéquation de leurs fonds propres et met également en place un système d’alerte précoce visant le manque de fonds propres qui serait susceptible de porter atteinte aux intérêts des assurés ;
  • le règlement sur l’itinérance, réduisant encore davantage, jusqu’à l’an 2012, les tarifs de l’itinérance vocale, des messages SMS de/vers les pays de l’UE et de l’itinérance des données.

L’Europe et le monde

10. Le Partenariat oriental, un plus pour la stabilité. La présidence tchèque a travaillé dans le sens de l’adoption de cette nouvelle initiative soutenue par un budget de 600 millions d’euros. Il s’agit de l’un des plus grands succès de la présidence tchèque obtenu dans le cadre de la priorité « l’Europe et le monde » et d’un instrument important pour la coopération et l’approfondissement des relations avec l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine.

11. Gaza, un test difficile des capacités de la diplomatie tchèque. Il n’était pas réaliste de souhaiter apporter une solution à un conflit qui dure depuis plus d’un demi-siècle. Des vies humaines étaient toutefois en jeu, et nous nous sommes par conséquent immédiatement réunis autour de la table des négociations pour tenter de trouver pour les deux parties en brouille une issue qui permettrait d’arrêter au plus vite les hostilités. Nous avons en outre contribué à l’ouverture des corridors humanitaires.

12. L’Europe et le monde, le monde à Prague : Nous avons réussi à négocier la tenue de plusieurs grandes rencontres au sommet, en particulier le sommet UE - États-Unis ou le sommet avec la Chine.

***

L’organisation de toutes les manifestations se déroulant dans le cadre de la présidence tchèque est jugée par les visiteurs, journalistes et hommes politiques étrangers comme très bonne. Il s’agit là du résultat d’un dur labeur, de préparatifs de longue haleine et d’une bonne collaboration entre tous les acteurs de l’Administration nationale tchèque.

La république tchèque avait prévenu dès le départ qu’elle voudrait surtout « jouer collectif » et animer les discussions avec fair-play. C’est ce qu’elle a fait. Sur le terrain politique, nous avons démontré dès les premières semaines de notre présidence que nous respectons les principes et les règles du jeu en Europe et que nous savons les défendre de manière intransigeante et efficace dans l’intérêt de tous. La présidence tchèque est ainsi restée fidèle à sa devise, « Une Europe sans barrières », ce qui lui a valu le respect et la reconnaissance des autres États-membres ainsi que de la Commission européenne et du Parlement européen. La République tchèque a préféré l’action aux paroles.

Sources: http://www.eu2009.cz/fr/

 

Published in: on 3 mai 2009 at 16:42 Commentaires (0)
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L’esprit démocrate - 30 mai 2009
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