L’ACTUALITE DU PARLEMENT EUROPEEN : ACTE 2

 

 

 

Enfin !!

Enfin ! Le commissaire européen chargé de l’entreprise, Günter Verheugen, a présenté, mercredi 8 avril, une proposition visant à modifier la directive 2000/35/CE relative aux retards de paiement. Cette révision est attendue depuis 2004 par les organisations européennes de petites et moyennes entreprises (PME). Annoncée dans le “Small Business Act” pour l’Europe, cette proposition introduit un délai maximal de trente jours pour les paiements effectués par les autorités publiques. Pour toute transaction commerciale, une société créditrice aura droit à une compensation pour les frais administratifs dus à un retard de paiement.

 

 

Paquet Energie-Climat

Après le feu vert en première lecture par le Parlement Européen le 18 décembre dernier, après l’accord conclu le 12 décembre au Conseil Européen sur les modalités de mise en oeuvre, le Conseil de l’Union a formellement adopté, le lundi 6 avril, les six textes du paquet “Climat/Energie” à savoir :
- la proposition de directive pour améliorer et étendre le système d’échange d’émissions de l’UE (ETS).
- la proposition de directive sur le partage des efforts dans les secteurs non couverts par l’ETS.
- la proposition de directive sur la promotion et l’utilisation de sources d’énergie renouvelables.
- la proposition de directive sur la surveillance des gaz à effet de serre provenant des carburants.
- la proposition de réglement établissant des normes de performance pour les voitures paticulières.

Published in: on 29 avril 2009 at 16:00 Commentaires (0)

La politique énergétique européenne en devenir

 

Je n’ai pas la prétention de savoir ou de dévoiler les conclusions d’une quelconque convention. Les informations que je diffuse ci-dessous ont été entendues lors de la Conférence Europe/Energie à Laudun-Ardoise (département du Gard). Les intervenants à cette conférence ont notamment défini les enjeux d’une politique énergétique européenne. Ils ont souligné l’absence de traité européen qui permettrait de régler les questions énergétiques pourtant il est primordial d’assurer la sécurité énergétique, d’accompagner la sécurité économique et écologique. De plus, il faut aussi construire des règles de sûreté notamment en réglant la question des déchets et de la prolifération nucléaire.

L’urgence est double: Faire face à l’épuisement des ressources naturelles et lutter efficacement contre le réchauffement climatique. La règle d’or doit-être  le pragmatisme et la réponse est politique.

Anne Laperrouze a déclaré que  les grands axes qui semblent se dégager  pour le Mouvement démocrate seraient les suivants:

  1. Encourager les énergies renouvelables (le méthane, le solaire, la biomasse, l’éolien…)

  2. Economie d’énergie

  3. La reconnaissance du rôle du nucléaire, ce qui ne veut pas dire que le mouvement démocrate va se tourner vers le nucléaire uniquement.

  4. La sûreté des centrales (absence de normes communes)

N.B: Il est important d’optimiser et de rationaliser les moyens énergétiques en Europe. Il faut développer les interconnexions avec l’Espagne pour mutualiser nos capacités et maîtriser la demande.

 

J’ai retenu également que la libéralisation du marché ne signifie pas privatisation. Ce sont les états qui reprennent  la main. J’ai cru comprendre que le Mouvement Démocrate désire créer un service public de l’énergie. Le but de ce service serait de rester le propriétaire des réseaux. Les autres objectifs seraient de fixer les prix sur du long terme (prix encadrés) et de planifier les contrats  avec un dialogue permanent avec l’exploitant.

Propos recueillis par Philippe Marrot, lors de la conférence Europe/Energie du 15 avril 2009 ( Intervenants: Coraline Chevasson, Robert Rochefort, Anne Laperrouze,  Stéphane Cossé)

Mesures principales proposées par le Mouvement Démocrate :
- Repérer, promouvoir et répliquer les meilleurs exemples de baisse de consommation et de baisse des émissions de GES,
- Proscrire les centrales à charbon,
- Accepter une phase transitoire de confortement de la production nucléaire,
- Soutenir très fortement la recherche et les implantations d’EnR,
- Limiter rapidement les émissions de CO2 du transport routier pour arriver au plus vite à un autre mode de déplacement,
- Développer l’efficacité énergétique,
- Réguler le marché du carbone pour en augmenter le prix,
- Développer de mesures d’éducation, formation, sensibilisation à la conscience et à ce nouveau choix de société.

 

 Pour les petits curieux , vous trouverez  les récentes interventions de Anne Laperrouze au parlement Européen . Voici  les P.V de débat ci-dessous:

 Anne Laperrouze, au nom du groupe ALDE

http://www.europarl.europa.eu/sidesSearch/search.do?type=CRE&language=FR&term=6&author=28209

 

 

 

 

Published in: on 28 avril 2009 at 17:07 Commentaires (0)

A propos de l’urgence sociale

Bonjour à tous,

Nous sommes à quelques jours de la convention nationale du Mouvement démocrate«  sur l’urgence sociale ». Je profite de cette occasion pour exprimer mon opinion sur la question.

J’ai le sentiment que la pauvreté et l’exclusion ont pris durablement racine dans notre pays, qui rappelle par ailleurs que la France compte quelque 4 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, avec un peu plus de 600 Euros par mois. En conséquence, il me semble que la plus grande cause nationale pour notre pays est bien d’éradiquer la pauvreté et de construire une société plus juste et fraternelle. La France est encore la sixième puissance mondiale, nous avons les moyens de faire face à la misère sociale.

Je considère également que la deuxième urgence me semble-t-il est surtout d’éviter de plonger une population ouvrière dans une précarité promise. les exemples sont nombreux molex, continental…. Le Mouvement démocrate ne doit pas rester indifférent et à le devoir de réagir et surtout d’agir pour tenter de définir une nouvelle politique industrielle et de préparer l’avenir de nos enfants.

Je ne suis pas un déclinologue mais les prévisions présentées par l’observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) table sur une récession de 2,3% cette année, contre une croissance de 0,7% en 2008. Et, il devrait y avoir une contraction de 0,2% du PIB en 2010. L’économie française devrait perdre quelque 800 000 emplois en 2009 et 2010. Le déficit public a 7,2% du PIB contre 3,4% en 2008. Quant à la dette publique, elle devrait atteindre 81,8% en 2010 contre 68% en 2008. En conséquence, il est urgent que l’Europe s’unisse pour faire front commun pour lutter contre le chômage qui rôde devant notre porte. Il est urgent de tracer le chemin de la relance et de la croissance. Notre Mouvement démocrate doit être un pionnier en la matière. Soyons également attentif à la désespérance car l’absence de solution à court terme poussera le monde ouvrier et salarié à l’extrémisme. J’attends d’ailleurs les premières voix des « crieurs du métro » qui finiront par recruter par centaines.

Amicalement

Philippe Marrot

En savoir plus sur l’urgence sociale (Confer ci-dessous) :

Echos de la convention “Europe : l’urgence sociale”

Published in: on 27 avril 2009 at 14:42 Commentaires (0)

Robert Rochefort : Leçon de pédagogie n°2 ” On est tenté d’acheter plus”

 Chers lecteurs,

Ce sujet est polémique dans notre région. Tous les partis politiques se sont emparés de ce sujet. Le Sénateur-Maire de la région Languedoc-Roussillon (L’UMP, Raymond Couderc) s’oppose à l’implantation de ce village de marques.  Il a déclaré  que “Les villages des marques (…) assèchent totalement le commerce dans un rayon de 200 à 300 km.” Il mène une propagande qui cristallise la colère des commerçants du centre ville. De plus, il fragilise la marjorité socialiste de la région  car elle est divisée sur la question. M. Georges Frêche ( Président de la région) est très favorable à son implantation en périphérie de Montpellier alors que Madame Mandroux maire Socialiste de Montpellier  s’oppose vigoureusement (affaire à suivre).  Je pense qu’il est possible de faire taire la polémique. Le Mouvement démocrate a la capacité d’argumenter avec un candidat comme Robert Rochefort. 

Ecrit par Philippe Marrot (confer: article de Midi-Libre ci-dessous)

 

Édition du dimanche 26 avril 2009

Village des marques

Midi-Libre du 26 avril  (Deuxième cahier) 

 

Robert Rochefort, Directeur du Crédoc (1) à Paris

LIRE AUSSI

Un village de marques, ça marche ? Pourquoi ?
Le concept marche en premier lieu grâce à un rayon d’action très large. La zone de chalandise d’un centre commercial est de 10, 15 voire 20 km maximum à la ronde. Là, les gens viennent de plusieurs centaines de kilomètres. A Troyes (Aube), on vient parfois de 500 km. Dans ces centres, on ne vend pas en hard discount. Mais des surplus, des invendus, parfois issus de magasins d’usine.

Y fait-on de vraies affaires ?
Généralement, oui. Mais c’est toujours le piège de ce genre d’endroit : on est tenté d’acheter davantage. En règle générale, on achète plus que ce dont on a besoin. Ne serait-ce que pour amortir le déplacement. C’est incontestablement moins cher, mais ce système pousse à la consommation. Préfère t-on un seul  jean ou trois, dont un ou deux ne seront pas mis ?

Le petit commerce est-il concurrencé ?
Ce serait absurde de dire le contraire. Cela touche en particulier les centres-villes de grandes agglomérations, là où il y a tous les franchisés. Ces centres sont tellement gros qu’ils déstabilisent un certain nombre de zones commerciales alentour. Ils créent un chiffre d’affaires supplémentaire mais impactent le petit commerce. Il ne faut pas mettre le commerce de centre-ville sous cloche, mais il faut y regarder à deux fois. Même s’il y a de nouveaux arrivants.

(1) Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie.


Published in: on 26 avril 2009 at 16:35 Commentaires (1)

Sondage Ifop: Encourageant!

Chers lecteurs,

 Un petit commentaire du sondage:  Une hirondelle ne fait pas le printemps mais c’est tout de même un signe d’amélioration.  vous  jugerez par vous même. En attendant, nous devons poursuivre nos efforts individuels et collectifs car je  réaffirme ma  conviction que la diffusion des idées est la clé de voûte de notre Mouvement Démocrate. La rapidité d’action et de réaction est aussi un paramètre essentiel de la réussite, et celle-ci se mesure avant tout par notre capacité à communiquer, à nous rassembler, et à participer activement à la  campagne en cours.   Notre performance collective dans nos différentes régions dépend aussi des performances individuelles des différentes équipes en campagne. Le capital de sympathie de François Bayrou progresse sensiblement. Il faut agir avec détermination et  convaincre les  Euro-septiques.

Bien cordialement

Philippe Marrot

Un sondage Ifop à paraître dans l’édition dominicale de Sud Ouest révèle que Nicolas Sarkozy (28%) devancerait ses adversaires si le premier tour des élections présidentielles devait avoir lieu dimanche, devant Ségolène Royal (20,5%) et François Bayrou (19%).

Au premier tour en 2007, M. Sarkozy (UMP) avait recueilli 31% des suffrages, Mme Royal (PS) 26% et M. Bayrou (MoDem) 18,5%, rappelle l’institut de sondage.

“Les petits candidats de la gauche augmentent leur score, principalement au détriment de la candidate socialiste”, selon l’Ifop. Ainsi, Olivier Besancenot (NPA) recueille 8% des intentions de vote (contre 4,8% en 2007). Marie-George Buffet gagnerait 1 point (3%) et Arlette Laguiller 0,5 (2%).

“Dans le contexte de crise sociale, l’extrême-gauche apparaît comme la première bénéficiaire de cette augmentation”, commente l’Ifop.

Pour les écologistes, Dominique Voynet (Verts) grimperait à 4% (+2,5).

“L’éclatement de la gauche se renforce, le vote utile semble avoir été en partie oublié”, analyse l’institut de sondage.

Quant à l’extrême droite, “son audience diminue légèrement”, Jean-Marie Le Pen (FN) “souffre plus particulièrement d’une désaffection, en ne recueillant que 7,5% des intentions de vote” (10,5% en 2007). En revanche, le score de Philippe de Villiers (MPF) s’élèverait à 4% (+2 points).

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 23 et 24 avril, sur un échantillon de 854 personnes, sélectionnées selon la méthode des quotas.

(Source AFP)

Published in: on 25 avril 2009 at 15:43 Commentaires (2)

Des mesures concrètes pour vaincre la crise — par JFK, Nathalie G. et Yann W.

Chers lecteurs,
J’ai la conviction que la diffusion des idées est la clé de voute de notre Mouvement Démocrate.  La rapidité d’action et de réaction est un paramètre essentiel de la réussite, et celle-ci se mesure avant tout par notre capacité à communiquer. Je m’engage donc durant ces quelques semaines de campagnes à    diffuser les messages importants et de créer les meilleures conditions  possibles, à l’expression de nos candidats aux Européennes.  Notre performance collective dans nos différentes régions dépend aussi des performances individuelles des différentes équipes en campagne.
Bonne Lecture
Philippe Marrot
Voici le  message urgent de Jean-François KAHN, Nathalie GRIESBECK et Yann WEHRLING :

En déclinant des mesures concrètes, à court ou moyen terme, destinées à affronter la grande crise, nous n’entendons nullement livrer un programme clefs en main (certaines mesures ne pourraient, d’ailleurs, pas être cumulées), mais ouvrir des pistes destinées à illustrer la notion de réformes de transition, dans la perspective d’un « mouvement vers » une autre société plus humaine et plus juste, une société qui replacera l’homme au centre.

L’objectif n°1 est l’éradication du chômage par la création d’emplois stables et non par des mesures malthusiennes ou « assistanales ». Nous proposons donc :

• D’agir, sur le plan européen, en faveur de l’institution d’un pouvoir économique au niveau de la zone euro, de la création d’une instance de coordination des politiques de relance au niveau des 27, de l’élargissement à l’action en faveur du plein emploi de la mission de la Banque européenne et de l’élaboration d’un véritable projet de réforme du système financier international, ce qui implique le licenciement du néolibéral bushiste José Manuel Barroso.

• De lancer un grand emprunt « patriotique », à taux dégressif (partant d’un taux de base de 5 ou 6 % pour les classes moyennes, pour descendre jusqu’à un taux marginal de 2 % pour les classes supérieures), les 2000 plus grandes fortunes de France étant contraintes d’y souscrire au taux de 2 %. Cet emprunt aura vocation à s’élargir à l’ensemble européen. Son produit sera exclusivement consacré à la relance économique.

• De créer une holding publique dont la dotation pourra atteindre 200 milliards d’euros (le grand emprunt à taux dégressif y contribuerait), cette somme représentant moins que ce qui a été versé, pendant quatre années, sous forme de dividendes par les entreprises du CAC 40 et étant équivalente, à population égale, à ce qu’a mobilisé le seul premier plan Obama. Cette somme serait destinée :
(a) à favoriser, sur présentation d’un projet, et après vérification de la faisabilité du business plan, la création de PME innovantes, adaptées aux mutations de l’après crise par des prises de participations minoritaires (jusqu’à 35 % à la constitution du capital),
(b) à entrer dans le capital de sociétés saines mais dont il est nécessaire de financer le développement (pour 35 % également),
(c) à créer (et à subventionner par des commandes publiques) des entreprises nationales ou mixtes, engagées, en association avec le secteur privé, dans la réalisation de grands travaux d’infrastructures et d’équipements (dans le domaine, en particulier, des transports, de l’éducation, de la santé, du logement social ou de l’économie numérique), avec l’engagement, au bout de cinq ans, une fois la croissance revenue, de remettre 80 % de ces actifs sur le marché, de réaliser les plus values, et de consacrer la totalité des recettes à la réduction des déficits. La rénovation des palais de justice, des commissariats, des lycées, des universités et des hôpitaux et la création de 200 000 logements sociaux exclusivement dans des espaces à habitat mixte pour casser la ghettoïsation, serait prioritaire. Dans le domaine des transports collectifs, serait mis l’accent sur le développement des lignes de chemin de fer transversales rapides destinées à contourner une centralisation jacobine qui incite à passer par Paris. Seraient également développées les lignes de liaisons directes entre les principales métropoles européennes.

• Développer des partenariats entre Etats, collectivités locales, fondations ou institutions associatives et mutualistes de toutes sortes, et capital privé, pour implanter des entreprises innovantes à fortes valeurs ajoutées dans les secteurs les plus frappés par la crise.

• Créer une banque publique, ou semi-publique, chargée de consentir des prêts à taux 0 pour favoriser la création ou le développement de PME, tous les dossiers devant être examinés dans les trois mois.

• Réduction ou suppression, en revanche, des autres formes d’interventions financières étatiques non susceptibles de générer un retour sur prêt ou investissement.

• Défiscaliser, pendant trois ans, toute entreprise exclusivement engagée dans une action visant l’excellence écologique et environnementale.

• Nationaliser, fût-ce provisoirement, toute banque à qui l’Etat avancerait plus que l’équivalent de ses fonds propres.

• Réduire à 25 % - et, dans certains cas, à 15 % quand il y a création d’emplois - l’impôt sur les sociétés quand les bénéfices sont intégralement réinvestis et les remonter à 43 % quand ils sont distribués sous forme de dividendes ou abondent des formes d’enrichissements personnels. Possibilité de contraindre une société bénéficiant d’une aide directe ou indirecte (dont baisses des charges) à geler, pendant un an, toute distribution de dividendes au profit des salaires et de l’investissement.

• Supprimer toutes les niches fiscales mais, une fois cette remise à plat réalisée, possibilité, dans la plus totale transparence, de consentir des avantages fiscaux passagers à des secteurs directement touchés par la crise en cours.

• Supprimer les exonérations de charges sans contrepartie en les transformant en donnant donnant, c’est-à-dire en un système orienté vers les PME et l’artisanat du type : réduction de 40 % des charges sur trois emplois plus un, contre la création effective d’un quatrième emploi. Dans le cas de l’artisanat, pourrait être envisagée, pour toute entreprise de moins de quatre salariés, une exonération de charges pour un emploi créé. La baisse de charges, loin d’être ciblée sur des salaires représentant le Smic ou une fois et demi le Smic, serait légèrement plus forte s’appliquant à des salaires représentant une fois et demi à deux fois et demi le Smic afin d’éviter les trappes à bas salaires et à encourager des rémunérations porteuses de consommation.

• Annuler la défiscalisation des heures supplémentaires qui pénalise l’emploi et aggrave le chômage dès lors qu’allonger la durée d’un emploi existant coûte moins cher qu’en créer un nouveau.

• Revenir sur le paquet fiscal. Augmenter la progressivité de l’impôt sur les successions à partir de 6 millions d’euros, mais supprimer cette taxe jusqu’à 900 000 euros et la réduire jusqu’à 2 millions d’euros. Remonter le plafond des tranches de l’impôt sur le revenu afin d’alléger le poids fiscal qui pèse sur les classes moyennes. Augmenter la progressivité des taux qui frappent les tranches supérieures à partir de 2 millions d’euros par an. Baisser de 25 % du taux de la TVA, pendant un an, sur une liste de marchandises de produits fabriqués par des sociétés de main-d’œuvre. Nous sommes confrontés, en effet, moins à une baisse du pouvoir d’achat des salariés employés qu’à une grave crise de l’emploi.

• Réviser la loi sur le commerce afin de permettre la création d’une instance de médiation et de recours à laquelle toutes petites ou moyennes entreprises, ou sociétés artisanales, pourront s’adresser, si elles estiment qu’une centrale d’achats leur impose, en abusant d’une position dominante, des prix qui mettent à mal leur rentabilité, la décision de cette instance ne pouvant sous aucun prétexte se heurter ensuite à un refus de vente.

• Création de commissions régionales chargées d’établir si des projets d’installation de grandes surfaces portent atteinte ou pas, sur un plan local, au principe de concurrence libre et non faussée, les élus ne pourront pas représenter plus de 40 % des membres de ces commissions.

• Rétablir une autorisation administrative de licenciement dans les seuls cas de délocalisation, pour des raisons évidemment boursières, d’entreprises très sensiblement bénéficiaires. Et obligation de rembourser les aides publiques.

• Régulariser les sans-papiers occupant un emploi fixe, après forte amende imposée aux employeurs ; respect d’un regroupement familial contrôlé ; assouplissement et accélération des processus de naturalisation, mais lutte accrue contre les organisateurs et profiteurs d’immigration clandestine et, surtout, gel, pendant la période de décroissance, de l’émigration de travail. Droit de vote aux élections locales accordé aux étrangers installés depuis cinq ans dans une commune.

• Pour réprimer les plus extravagantes et parfois obscènes inégalités de rémunération, l’idéal serait de fixer une rémunération maximum, de l’ordre de 40 fois le Smic, comme cela a été suggéré en Allemagne (500 000 euros par an), de même que l’on a institué un salaire minimum. Mais, compte tenu de l’impossibilité matérielle d’imposer une telle mesure, lui préférer la proposition Obama : tendre à une réduction de la fiscalité pour 80 % des contribuables, mais forte augmentation du taux de progressivité de l’impôt direct sur le revenu au-dessus de la tranche de 2 millions d’euros par an, progressivité pouvant atteindre le taux marginal de 80 % au-delà de 5 millions d’euros. Le but ? Non pas confisquer le produit de rémunérations faramineuses, mais les empêcher et, donc, encourager l’investissement au détriment de la spéculation, de la thésaurisation et des gonflements de fortunes oligarchiques.

• Instituer une commission chargée de recenser et de désigner, d’ici fin 2009, toutes les situations de monopole ou de position dominante excessive dans tous les domaines, y compris le commerce et l’information.

• La réussite d’une entreprise étant due aux efforts de l’ensemble de ses personnels, interdire les parachutes dorés et retraites chapeaux qui placent les dirigeants de cette entreprise démesurément au-dessus du lot commun.

• Supprimer l’immoral mécanisme des stock-options qui ont tant contribué à exacerber, presque jusqu’à la provocation, les inégalités de revenus et ont encouragé à privilégier l’économie financière au détriment de l’économie réelle. Le remplacer par l’instauration d’une décote de 20 % sur les actions d’une société acquise par ses propres salariés, assortie d’un système généralisé d’intéressement aux bénéfices de l’entreprise et, en fonction des performances, permettre et favoriser l’attribution par le Conseil d’Administration, dans la plus grande transparence, de primes réservées aux cadres sous forme de distribution gratuite d’actions de la société. Mais, la valeur de ces actions, au moment de leur distribution, ne pourra pas dépasser 15 % de la rémunération annuelle des bénéficiaires.

• D’une façon générale, en matière fiscale, tendre à un impôt direct unique intégrant entre autre la CSG, et frappant toutes les formes de revenus au même taux de progressivité, y compris toutes les formes de plus-values, mais suppression de l’impôt sur la fortune qui est tout à fait irrationnel. L’élargissement de l’assiette permettra le relèvement des plafonds des tranches, donc une baisse de la pression fiscale qui pèse sur les classes moyennes et 90% des salariés. Cet impôt direct unique, dès lors que la CSG y est intégrée, sera payé par tous les citoyens sans exception, fût-ce, pour certains, de manière presque symbolique. Suppression des exonérations qui n’ont plus aucune justification économique et sociale telle celle dont bénéficiaient les journalistes.

• Renoncer au RSA (Revenu de Solidarité Active), qui favorisera surtout le travail partiel (en le faisant, en partie, financer par le contribuable) et donc contribuera à peser sur les rémunérations, mais interdire tout salaire à temps partiel inférieur à 75 % du Smic. Renoncer, également, à privilégier, en cas de baisse de charges, les seuls bas salaires - une fois et demi le Smic -, qui se sont révélés être de véritables trappes à pauvreté.

• N’ouvrir la possibilité, sur une base totalement volontaire, de ne prendre sa retraite qu’à 70 ans, qu’à partir du moment où le chômage est tombé au-dessous de 7 % de la population active.

• Accepter les règles du libre-échange sauf lorsqu’il devient un moyen avéré et avoué de faire « baisser le coût du travail », donc les salaires, ce qui, en comprimant la consommation, est l’une des causes principales de la crise que nous traversons.

• Renoncer à généraliser l’ouverture des grandes surfaces le dimanche, dont la conséquence incontournable serait l’asphyxie du commerce de proximité.

• Remonter, éventuellement, à 62 ans par exemple, l’âge qui donne droit à une retraite à condition que les deux ans supplémentaires donnent droit à points supplémentaires, mais ne pas augmenter le nombre d’annuités nécessaires (quarante) ce qui reviendrait, en fait, à porter cet âge limite à 65 ans ou plus.

• Favoriser la réimplantation de services publics de proximité afin de stopper l’exode rurale. Soutenir de façon plus incitative l’installation ou la réinstallation de jeunes agriculteurs en protégeant mieux leurs revenus des aléas du marché et des pressions monopolistiques, qu’il s’agisse de la grande distribution ou des abattoirs.

• Ne se donner pour objectif de réduire très sensiblement le nombre de fonctionnaires qu’à partir du moment où le chômage sera descendu au-dessous de 7 % et choisir la voie de l’allègement, fût-il drastique, des structures bureaucratiques, y compris gouvernementales et ministérielles, et de la fin des empilements administratifs, par suppression d’organismes inutiles, plutôt que le principe absurde de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, alors que des secteurs entiers, tels la justice, la santé ou la sécurité, manquent parfois de personnel.

• Supprimer les préfets et sous-préfets, vestiges de l’ancien régime et du système colonial, transformer les préfectures et sous-préfectures en Maisons de la proximité (pour accès aux services sociaux, fiscaux, juridiques) et en transférer les frais de fonctionnement à cette nouvelle mission. Un représentant de l’Etat siégera dans chaque Conseil régional.

• Augmenter de 3 points les baisses de charges ciblées sur les petites et moyennes entreprises qui créent des emplois si celles-ci mènent, parallèlement, une politique de valorisation des salaires.

• Réserver aux PME 40 % des commandes publiques.

• Faire profiter les chômeurs d’une baisse de 30 % des tarifs de gaz et d’électricité et d’un abattement de 30 % sur les loyers compensés par l’Etat.

• Lutter contre le travail au noir, mais créer, dans chaque canton un organisme public chargé de recenser les moyens, dûment contrôlés, permettant aux Rmistes de remplir une tâche rémunérée de complément, pendant un maximum de 10 heures par semaine.

• Plafonner les allocations familiales de telle façon qu’elles ne soient plus versées à des familles disposant de revenus de plus de 200 000 euros annuels.

• Permettre à des assurances privées de se substituer, en faveur des Français qui le souhaitent, totalement à la Sécurité Sociale en matière de couverture santé, à condition que les assurés qui s’y affilient continuent de payer, au nom de la solidarité, leurs cotisations à l’institution collective publique.

• Charger une large commission, ouverte à toutes les sensibilités, de faire, en un an, l’inventaire de toutes les associations bénéficiant de fonds publics et d’en évaluer l’existence réelle, l’utilité, l’efficacité, le rapport coût-utilité et l’incidence sur l’emploi.

• Procéder de la même façon concernant les organismes publics, dont certains étant devenus obsolètes et ne correspondant plus à aucune fonction réelle, devant être dissous.

• Arrêter la succession compulsive et parfois incohérente de réformes dans l’Education Nationale (qui troublent les personnels et désorientent les parents) et prévoir, à échéance de trois ans, une large consultation et association de tous les partenaires pour élaborer avec eux un projet de réforme global auquel on s’engagera à ne plus toucher, sauf à la marge, pendant quinze ans.

• Créer sur Internet un site regroupant toutes les déclarations concernant les questions économiques qui permettent de retrouver les analyses et les prises de position de chacun afin que ceux qui ont, par leurs conseils ou leur terrorisme idéologique, contribué à la catastrophe, ne puissent pas impunément, aujourd’hui, se refaire une vertu de conseilleurs payés et payeurs.

Ce ne sont là que quelques pistes qui se placent dans la continuité d’une réflexion programmatique collective beaucoup plus large (des centaines de propositions) que nous avons déployées, depuis 2006, et à laquelle des centaines de personnes ont collaboré.

On est parfaitement en droit de critiquer, de corriger, de rejeter, de condamner certaines de ces suggestions. (Celle, par exemple, iconoclaste qui concerne la Sécurité Sociale). Elles montrent et démontrent que cette finalité - qu’est l’avènement d’une nouvelle société humaniste – n’exclut évidemment pas les propositions précises de mesures concrètes et intermédiaires à court et à moyen terme.

On le constatera : ce n’est pas une accumulation des réformes que nous reprochons à Nicolas Sarkozy, fussent-elles parfois incohérentes, c’est finalement leur extrême minceur (certaines sont bonnes quoi que minces) et leurs très petit nombre noyé au milieu de décisions qui s’apparentent, soit à des gadgets formels, soit à des mesures de simple rigueur comptable, pas toujours condamnables au demeurant, soit, surtout, à des contre-réformes régressives qui risquent de rendre le pays allergique à l’idée même de réformes.

Jean-François Kahn – Nathalie Griesbeck – Yann Wehrling

Published in: on 24 avril 2009 at 9:27 Commentaires (3)

INFO FLASH

Débat sur la crise financière : l’intervention de Marielle de Sarnez au Parlement européen

http://europe.lesdemocrates.fr/debat-sur-la-crise-financiere-lintervention-de-marielle-de-sarnez-au-parlement-europeen/

 

MERCI MARIELLE DE SARNEZ

Amitiés démocrates

Philippe Marrot

Published in: on 22 avril 2009 at 15:02 Commentaires (0)

REVUE DU WEB

Chers lecteurs,

Objet: Création de la revue du web sur le blob “L’esprit démocrate” 

La diffusion des idées

J’ai conscience qu’il est difficile de suivre l’actualité au quotidien mais je pense qu’il est intéressant d’avoir une analyse pertinente de la société. Je crois qu’il est utile de mettre régulièrement en ligne une  sélection d’articles pris sur le net ou dans la revue du Web . 

D’ailleurs, il faut savoir que les idées des Lumières ont été diffusées dans toute l’Europe, grâce aux nombreuses rencontres entre les penseurs et les hommes de leur temps, notamment dans les salons littéraires et des cafés, mais aussi, dans la population, grâce aux livres et aux journaux, vendus un peu  partout par des colporteurs. Ces idées ont atteint l’Amérique du Nord: en 1783, à l’occasion de leur indépendance, les Etats-unis d’Amérique, ancienne colonies anglaises, adoptèrent une Constitution inspirée des idées des Lumières et mirent en place un régime démocratique. J’ai la conviction qu’aujourd’hui les Lumières utiliseraient probablement internet sans oublier tous les autres moyens de communication du XXI siècle. Nous avons les raisons d’y croire

Information:

J’ai vu  hier soir une excellente émission sur Arte Théma “sur la conférence sur le Racisme à Genève “. A voir et à revoir.

Amitiés démocrates

Philippe Marrot 

Voici les liens pour accéder à ces articles :

http://clk91.lesdemocrates.fr/

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/04/04/01006-20090404ARTFIG00194–bayrou-la-voie-du-peuple-.php

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-02-19/droits-de-l-homme-la-commission-consultative-dans-l-impasse/917/0/318766

http://www.leprogres.fr/fr/france-monde/article/537182,192/Bayrou-L-Europe-n-est-pas-seulement-un-marche.html

Published in: on at 7:30 Commentaires (1)

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Anne Laperrouze : “rien n’empêche les députés européens de travailler au contact direct du terrain”

Anne Laperrouze logoLors de leur déplacement du 18 avril sur le marché de Périgueux, les têtes de liste Robert Rochefort et Anne Laperrouze on été suivis par le journal Sud-Ouest à cette occasion. La maire de Puylaurens, Anne Laperrouze, a expliqué que s’il « est vrai que les députés européens ne sont pas des élus de proximité comme peuvent l’être un maire, un conseiller général ou un député. Cela ne les empêche pas de travailler au contact direct du terrain. »

« Cela a été mon cas, par exemple, en tant que rapporteur pour mon groupe sur le dossier des pesticides, ou sur des sujets comme l’organisation des filières viticoles ou la question des piles et des batteries ».

Robert Rochefort a quant à lui déclaré : « Ces élections européennes ne sont pas forcément faciles car l’Europe reste souvent perçue, dans les régions de terroir, comme une contrainte et un frein. En même temps, beaucoup de sondages montrent qu’il y a de très fortes attentes vis-à-vis de l’Europe, en particulier en temps de crise comme celle que nous traversons. Nous voulons donc une Europe proche des gens, donc, qui se mette au service des régions. Nous voudrions que le groupe centriste au Parlement européen fasse la balance et que l’on soit obligé de passer par lui. D’autant que le Modem est aussi, en France, la seule alternative à l’alternance. »

 

Source: Média social

Published in: on 20 avril 2009 at 13:04 Commentaires (8)

SONDAGE (réalisé par Opinion Way pour Le Figaro du samedi 18 avril.)

 

Chers lecteurs,

J’ai conscience qu’un sondage est plutôt une photographie d’une population à un instant “T” . Mais je crois qu’il est important de percevoir  l’état d’esprit des français . Selon ce sondage réalisé par Opinion Way pour Le Figaro du samedi 18 avril 2009 , je retiendrais surtout que :

  1.  la répartition sociologique reste stable: chez les cadres le sentiment pro-européen domine et ils sont 53% à affirmer qu’ils voteront en focntion d’enjeux européens. Quant aux ouvriers, ils sont 73 % à déclarer qu’ils voteront en fonction d’enjeux nationaux.

      2.  Nous progressons.

      3.  U.M.P reste stable.

 

A bientôt

Philippe Marrot

 

Confer: sondage ci-dessous

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090418.OBS3789/elections_europeennes__lump_largement_en_tete.html?idfx=RSS_notr&xtor=RSS-17

Published in: on 19 avril 2009 at 17:59 Commentaires (1)
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